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« Ici et maintenant »

Le temps est limité. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. (Paul) le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »(Marc)

25 janvier 2015
3ème dimanche du Temps Ordinaire
Année B

Lectures 
1ère lecture : « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jon 3, 1-5.10)
2ème lecture : « Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 29-31)
Evangile : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20

 » Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
                                                           Mc 1, 14

Commentaire de la lettre de Paul
De la lecture de de la lettre de St Paul aux corinthiens se dégage nettement une  impression d’urgence au  point qu’il faille laisser tout tomber pour répondre à quelque chose de plus  impérieux.
Une première lecture de ce texte m’a mis mal à l’aise.
Cela fait environ 2000 ans qu’on lit et relit ce texte.
En  quoi cette prétendue urgence du temps  dont parleSt Paul pourrait concerner les années qui suivent et surtout nous concerner aujourd’hui. ?

Trois associations d’esprit me sont venues successivement.
1 – Cela m’a d’abord fait penser à l’histoire de ces enfants  qui n’arrêtent pas de crier «  au loup »  à  tout bout de champs Et  on finit par ne plus y croire.
2 – Puis m’est venu à l’esprit une remarque d’un philosophe qui disait que seul existe réellement pour tout être vivant le présent, le « ici et maintenant » .
Le passé est derrière nous, même s’il n’est pas complètement dépassé. L’avenir n’est pas encore là, puisqu’il a vocation « à advenir », si »Dieu nous prête » vie selon l’expression consacrée.
3 – Puis m’est venu à l’esprit le commandement de Dieu issu du Deutéronome (chapitre 30, verset 15 et suivants, notamment 19) :
«  J’ai mis devant toi la mort et la vie, le malheur et le bonheur. Tu choisiras la vie, pour que tu vives, toi et ta descendance »
L’urgence  de St Paul, n’est –elle donc pas que, dans l’ici et maintenant d’aujourd’hui, il y ait chaque fois un choix essentiel à faire et qui engage nos vies, celles d’autrui et celles avec autrui ?

 Thiébault Delarue

Comementaire de l’évangile

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La semaine dernière, dans l’Evangile de Jean, deux disciples du Baptiste suivent Jésus qui les accueille.
Aujourd’hui, c’est Jésus qui, signifiant ainsi l’urgence, interpelle directement quatre pêcheurs, Simon et André, Jacques et Jean et les invite à venir à sa suite. Jésus les prend dans leur travail, leur milieu de vie, presque brutalement pourrait-on dire– ici et maintenant, une dimension spatiale et temporelle qui illustre bien notre incarnation.
Au cours de la préparation, l’un d’entre nous  relevait que ces pêcheurs, par leur activité, nourrissaient des hommes, donc déjà quelque part porteurs de vie dans leur service.
Répondant à l’appel de Jésus, ils restent porteurs de vie, mais d’une vie nouvelle. A son contact, ils ont senti, pris conscience, de la nécessité d’une autre nourriture pour le besoin des hommes. Car l’homme est à construire en permanence, appelé à se développer, à grandir – ici et maintenant, toujours le spatial et le temporel.
Vivre sa vie d’homme et de femme est une conversion permanente ; la vivre là où nous sommes, conscients de ce que nous avons reçu de grâce, de l’Esprit qui nous habite – nous cherche, pour faire les choix qui nous permettent et nous conduisent à être davantage nous-même, aller plus loin, plus profondément dans notre vie.
Les choix ne sont pas toujours simples et faciles. Nombreux ici le savent bien par leurs engagements dans la communauté ou en dehors ; leur sérénité me rassure. En effet, si tous les services sont respectables, tous ne me permettent pas d’être davantage moi-même, homme ou femme, et simplement heureux, car l’on ne donne vraiment que dans la joie.
Les effets d’un choix de vie peuvent être surprenants, inattendus. Ainsi les transports en commun sont pour moi, sculpteur, attaché à la figure humaine, un moment de plaisir, plongé dans la contemplation des visages – visages du matin, du midi ou du soir, revêtus des émotions qui s’y lisent. Regarder les détails, puis les rapporter à l’ensemble. Quelle imagination, quelle virtuosité de la part de notre créateur ! et quelle louange de notre cœur.
De là je me suis demandé quelle tête avaient ces quatre premiers compagnons du Christ pour entraîner tant de monde à leur suite depuis deux mille ans. Et je me suis souvenu d’Abraham marchandant avec le Seigneur et pensé que nous pouvons suivre sa méthode, mais déclinant dans l’autre sens : quatre personnes pour la préparation de l’eucharistie du dimanche, c’est bien, mais six Seigneur ce serait mieux, huit peut-être encore mieux, peut-être davantage encore…. pour partager nos conversions successives – ici et maintenant.

Damien Pasquier-Desvignes

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