La Transfiguration. Raphaël 1518-20 Musée du Vatican

« Il est bon que nous soyons ici »

 

1 mars 2015
2ème Dimanche de Carême

Année  B

« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
La Transfiguration. Raphaël 1518-20 Musée du Vatican
La Transfiguration. Raphaël 1518-20 Musée du Vatican

Commentaire sur deux texte majeurs : le sacrifice d’Isaac et la Transfiguration.

 

Dieu ne demande pas à Abraham, « égorge ton fils pour moi »
Le sacrifice n’est pas le meurtre !
Le sacrifice c’est le lien que l’on établit avec Dieu tout autre : on ne peut passer de ce monde au monde divin sans mourir.
Nous savons que dans le Christ Dieu a trouvé une autre solution : l’autre moyen de passer de ce monde à l’autre n’est plus la mort mais la résurrection !
[C’est dans ce schéma que s’enferment les « martyrs ». Celui qui est prisonnier dans une vie qu’il déteste au point de se détester lui-même, tente d’en sortir par la mort. Que des fanatiques sectaires le conditionnent, et c’est parti !] La notion de « sacrifice » va donc se retourner tout au long de l’histoire du peuple de Dieu. Dorénavant c’est lui, le Dieu unique, qui passe dans le monde de l’homme pour lui transmettre la vie.
Quand Dieu passe à l’homme c’est un fils qui est donné. Le même mouvement d’Isaac, que Dieu re-donne à son père, à Jésus, le Fils bien-aimé.
C’est la transfiguration. La résurrection n’intervient pas comme la fin d’un processus historique (la vie – la mort – la résurrection), processus que l’on rencontre évidemment dans l’Évangile car il faut bien trouver des récits pour expliquer ces concepts abstraits, mais elle est présente par de multiples signes tout au long du récit de la mission du Christ, qui culminent dans cette séquence exceptionnelle : Jésus donne à ses apôtre les clefs pour comprendre sa vie (et aussi la leur…)
« Sacrifie ton fils » signifie « consacre-moi ton fils que je t’ai donné, que je te donne »
Méritent, à vrai dire, d’être appelés « fils d’Abraham » aujourd’hui ceux qui croient à cette Promesse et œuvrent de toutes leurs forces pour qu’elle advienne !
Rappel contre la barbarie
Notre Dieu n’est pas celui des démonstrations de force
Il EST fort, il n’a pas besoin de le montrer
C’est à nous de l’éprouver pour avoir confiance : « Comment rendrai-je au SEIGNEUR tout le bien qu’il m’a fait ? »
Il ne s’agit pas d’annoncer la résurrection (ce serait annoncer quoi ? Comme les apôtres nous nous demandons de quoi il s’agit concrètement…) mais de la réaliser, c’est-à-dire de s’unir à celui qui ressuscite.
Le sacrifice n’est pas une « parole », c’est un signe
C’est un événement déclencheur de confiance et de parole
c’est un sacrement.

 

Jacques Mérienne

partage sur la question suivante :

Au cours de notre vie et de nos rencontres,
avons-nous eu un ou des moments de « transfiguration » nous donnant envie de « dresser une tente » ?

 

 

 

Action de grâces
Père tu nous demandes de sacrifier ton fils
Une fois de plus sacrifier ton fils c’est entrer dans la vie qu’il donne
Ce n’est pas le perdre, c’est le recevoir
Ce n’est pas nous perdre mais nous recevoir de toi par lui.
Ce n’est pas en notre nom que nous célébrons ce sacrifice
C’est au nom de tous ceux vers lesquels tu nous envoies
Qu’ils te connaissent ou non
Dans notre approche de la célébration pascale nous te cherchons à travers les événements de notre vie

 

Jacques Mérienne

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