Il est le Dieu des vivants

Tous, en effet, vivent pour lui.

Dimanche, 6 novembre 2016

1ère lecture : « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14)
Psaume : Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15
2ème lecture : « Que le Seigneur vous affermisse
« en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien » (2 Th 2, 16 – 3, 5)
Evangile : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »(Lc 20, 27-38)

Mot d’accueil

Bonjour à chacune et à chacun,
Bienvenue à celles et ceux venus pour la première fois partager notre célébration.
Elle est l’acte essentiel qui constitue notre communauté.
Chaque dimanche, nous célébrons le Dieu des vivants.

« Qu’est-ce qui nous rend vivants ? »
« Qu’est-ce qui rend notre communauté vivante ? »

Ce matin, nous nous poserons ces deux questions.
Hier, celles et ceux qui ont participé toute la journée à l’Assemblée de notre communauté
se sont donné mutuellement des réponses.

Il est souvent difficile de raconter un événement familial à quelqu’un qui n’a pas pu y participer.
Cela est frustrant : « Dommage que tu n’aies pas pu être des nôtres ! »
Notre fête de famille était fraternelle ; elle sera probablement fructueuse.
J’invite celles et ceux qui y ont participé à lever les mains.
Soyons-en les témoins :

« La communauté du Centre Pastoral Saint-Merry est vivante, bien vivante ! Alléluia ! Alléluia ! ».

Michel Bourdeau

 

Acte de foi des membres de l’Equipe Pastorale

Notre communauté reconnait comme fondateur, la célébration dominicale.
Nous avons confiance et notre communauté est capable,
par un partage de la Parole, d’inventer et donner du sens,
aux paroles et gestes de nos célébrations.

Alain Prat

Nous avons confiance : Notre communauté est capable de s’engager plus fortement
dans sa mission d’accueil :
– accueil quotidien du passant,
– accueil de ceux qui participent pour la première fois à notre célébration,
– accueil du plus pauvre, du migrant, du réfugié…

Nous avons confiance : chacun – comme l’a dit hier l’un d’entre nous – peut décider d’accomplir
une fois dans l’année quatre choses qu’il n’a encore jamais faites :
– passer deux heures à l’accueil,
– participer à un café-rencontre,
– parler après la célébration à quelqu’un qu’il ne connaît pas,
– venir à un concert de musique contemporaine pour rencontrer des jeunes.

Comme lui, chacune, chacun est capable de s’engager !

Michel Bourdeau

Notre communauté exprime le désir de vivre de nombreuses solidarités.
Nous avons confiance, elle est capable d’en prendre les moyens.
Se laisser bousculés par des témoins que nous connaissons,
en Syrie, à Gaza, d’autres pays, …
Vivre des solidarités de proximité, et dans la ville aussi.
Débattre, élaborer des contre discours si nécessaire ….

Myriam Glorieux

Notre communauté est ouverte à l’art depuis l’origine
Nous avons confiance, notre communauté est capable de découvrir,
et de faire découvrir à l’autre, avec les artistes,
la quête spirituelle qui accompagne leurs créations.

François Corpet
Mot d’envoi

Qu’est-ce qui nous rend vivant ?
Qu’est-ce qui rend notre communauté vivante ?

Par nos échanges hier et aujourd’hui nous avons cherché à le dire.
Nos partages – nos amours – nos prières – nos actions…

Notre rencontre de ce Dieu des vivants
qui nous aide à aller de l’avant,
vers l’inconnu où il nous précède …

« Tenons nos pas sur ses traces »
comme nous le disions en priant avec le psaume aujourd’hui.
Tenons nos pas sur ses traces pour construire l’Eglise de demain.

Ce matin, nous partirons avec cette prière de Oscar Romero
lue hier à l’assemblée de la communauté,
prière pour construire l’Eglise de demain,
invitation à agir tout en sachant que tout n’est pas dans nos mains….

Myriam Glorieux

Prière de conclusion de l ‘Assemblée de la communauté,
lue par Jean Verrier

Prière pour construire l’Eglise de demain

« Il est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi.
Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts,
Il est aussi au-delà de notre vue.

Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie
de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.

Rien de ce que nous faisons n’est achevé,
ce qui veut dire, en d’autres termes,
que le Royaume se trouve toujours au-delà de nos possibilités.

Aucune déclaration ne dit tout ce qui peut être dit.
Aucune prière n’exprime complètement notre foi.
Aucune religion n’apporte la perfection.

Aucune action pastorale n’apporte la plénitude.
Aucun programme n’accomplit la mission de l’Église.
Aucun ensemble de buts et d’objectifs ne peut être complet.

C’est ainsi que nous sommes.
Nous semons des graines qui un jour pousseront.
Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur.

Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront.
Nous fournissons le levain qui produira des effets bien au-dessus de nos capacités.
Nous ne pouvons pas tout faire, et le comprendre nous apporte un sentiment de libération.

Cela nous permet de faire quelque chose, et de le faire bien.
Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin,
une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur qui fera le reste.

Nous pouvons ne jamais voir le résultat final…
Nous sommes les prophètes du futur et non de nous-mêmes.
Amen. »

Óscar Romero,
archevêque de San Salvador au Salvador, défenseur des droits de l’homme,
martyr de l’Eglise, assassiné le 24 mars 1980 alors qu’il présidait une célébration
dans la chapelle de l’hôpital de la Divine Providence.

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