William Congdon, Résurrection de Lazare
William Congdon, Résurrection de Lazare

Année C
32ème dimanche du temps ordinaire
10 novembre 2013

  « Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : ‘le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » (Lc 20, 38)

  • Lecture du second livre des Martyrs d’Israël 2 M 7, 1-2, 9-14
  • Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre 2 Th 2, 16-3, 5
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Lc 20, 27-38

Accueil et entrée en prière par les chants

Nietzsche demandait aux chrétiens d’avoir des têtes de ressuscités ! Et il avait raison puisque la bonne nouvelle de ce matin c’est d’entendre que notre Dieu est le Dieu des vivants. Lui qui engendre la vie sans cesse, à jamais, afin de nous l’offir en partage si nous le voulons. Lui qui nous donne pour toujours réconfort et joyeuse espérance Lui, le Dieu des vivants, qui fait surgir, par la Résurrection du Christ, l’aujourd’hui de notre propre résurrection, comme signe de ce qui nous précède et nous attend ; Que par notre témoignage dans le monde et au monde, par notre prière commune et secrète de ce matin, la parole du Seigneur poursuive sa course (Paul) Et nous conduise justement sur les chemins du Dieu vivant, Où le Seigneur nous attend à la croisée, pour nous servir, nous apporter ce que nous demandons, Lui, le vivre et le couvert, Lui, qui nous fait hommes de son sang Afin, qu’allant vers le Dieu de la résurrection, nous devenions hommes de demain.

Alain Cabantous

Témoignages

Il est Haïtien

Il est Haïtien, il a 28 ans. Il vient de recevoir un arrêté de reconduite à la frontière. En France depuis l’âge de 8 ans, il n’a plus aucune attache en Haïti, ne parle pas la langue créole, n’a aucune idée de ce qu’est la vie en Haïti. Il est désemparé, il se voit au bord d’un gouffre. Son avenir, qu’il ne perçoit même pas est noir, simplement. Pourtant, la législation pourrait lui permettre d’obtenir un titre de séjour mais, par ses propres forces, il ne pourra pas faire valoir ses droits. La personne à qui il s’est confié, par bonheur, trouve quelqu’un qui pourrait faire que son dossier soit examiné avec bienveillance. Reste qu’il lui faut un dossier qu’il ne peut pas lui-même constituer, mettre en forme, présenter. Ayant établi le dossier, nous allons ensemble le déposer à la sous-préfecture du Raincy. Avec la préposée, nous le passons en revue pièce par pièce. Je ramène chez lui notre ami : il n’est plus tout-à-fait le même. Pour la première fois, il a conscience que sa situation est en train de changer, qu’il a fait un grand pas dans la bonne direction : c’est sa vision de la vie qui a déjà changé, son regard, sa démarche, son expression ne sont plus les mêmes. Il est revenu parmi les vivants. Aujourd’hui, il est marié et a deux petits enfants.

Guy Ringwald

Sur la question des Roms, contre-vérités

Sur la question des Roms, le Secours Catholique vient de publier une analyse : en finir avec les contre-vérités : • les Roms ne veulent pas travailler : c’est faux ! C’est le statut qu’on leur a fabriqué qui les en empêche ; • les Roms profitent des prestations sociales : c’est faux ! le statut qu’on leur fait les exclut de tout droit, sauf l’aide médicale d’Etat dont ils n’usent pas plus que les autres ; • les Roms sont sales : c’est faux ! Le plus souvent leurs camps ne disposent même pas d’un point d’eau ni d’installations sanitaires ; • les Roms ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école : c’est faux ! Ils n’en ont tout simplement pas les moyens. Quant on fait aux hommes des conditions de vie infra-humaines, on leur refuse en fait la condition de vivants. A Indre, près de Nantes, la municipalité a tiré un câble électrique, amené un peu d’eau, puis construit un mini-village d’insertion. Cinq familles sont en cours d’intégration, les voilà vivants ! A Hellesmes, dans le Nord, cinq familles ont pu scolariser leurs enfants. C’est pour ces familles une rentrée comme les autres, mais elle a un goût de résurrection, ils sont traités comme des vivants.

Régine Ringwald

 

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