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Il était trois fois

Tel est le titre d’une exposition trop discrète à Paris au musée de l’immigration sur les trois religions à Jérusalem. D’emblée, le climat était posé : nous sommes différents mais ensemble.

L’art de la coexistence… certes, un mot un peu lourd mais porteur de sens. J’aime le ton, j’aime l’atmosphère, j’aime l’esprit. Un lieu de silence et de paix, un lieu de respect et, ô joie, dans un espace public, laïc. On peut enfin y lire « qui est qui » et comment des ponts sont créés entre des hommes et des femmes de foi. Il y a même de la place pour le non croyant. J’y vois bien plus d’espoir que dans d’autres lieux plus médiatisés (l’Institut du Monde arabe avec Chrétiens d’Orient) où, malgré de très belles œuvres, on y parle des hommes d’autrefois à travers de magnifiques tableaux et de morts d’aujourd’hui. À mon sens il y manque la vie, un souffle, une orientation. Dans les deux expositions, on nous parle de personnes qui sont « d’ailleurs ». Certes les cohabitations sont parfois difficiles mais ne faut-il pas d’abord s’orienter vers ceux qui de part et d’autre, veulent vivre et vivre ensemble ?

Au musée de l’immigration, pas de mots tabous mais des ponts de fraternité ! Quelle belle et bonne nouvelle ! Ce fut comme une lumière qui venait dans notre nuit parisienne d’un hiver trop gris.

Je retiens entre autres cette phrase du cheikh Bentounes : « On ne demande pas à un homme – une femme – sa religion, sa nationalité mais quelle vérité il cherche ». Alors j’ose un dernier vœu pour 2018 : Recherchons la vérité en nous et celle des autres pour toujours avancer ensemble… Tiens j’aperçois comme un morceau de ciel bleu pas vous ?

Véronick Mathivet

Billet du dimanche 21 janvier 2017

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