Il y a de la joie.

Damien Pasquier-Desvignes, « Clown », marbre Rosso Laguna h 30 cm

Comme il était encore loin,
son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;
il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers.

1ère lecture : « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)

Psaume : Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19

2ème lecture : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)

Evangile : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)

Dimanche 11 septembre 2016

Bonjour à tous, amis de Saint Merry et amis de passage.
Venez tous vous rassembler autour du carré partager la joie qui vous habite,
joie de nous retrouver ici.

La lecture de l’Exode nous montre le peuple hébreux perdu dans ses idoles.
Apaisé par l’intercession de Moïse, Dieu pardonne et partage sa joie
en renouvelant ses promesses de fécondité faites autrefois à Abraham,
fécondité qui est source de main d’œuvre, donc de sécurité alimentaire,
sinon de richesse et de puissance, toutes conditions pour une joie partagée.

Dans l’Evangile de Luc, la joie de retrouver ce qui était perdu
– brebis, pièce d’argent, enfant –
là aussi s’exprime toujours à travers le partage.

La joie pleine et entière n’est pas dans la solitude.
Le partage nourrit la joie et devient source de fécondité.

Au Nom du Père, ….

Damien Pasquier-Desvignes

Commentaire des textes (Ex 32,7-14 et LC 15,1-32)

On nous dit souvent que nous, les chrétiens, nous sommes tristes, rances,
que nos célébrations sont lugubres.
Hélas ! ces reproches sont très souvent plus que fondés.
Et ce n’est pas par une joie de commande, préfabriquée, commerciale
que nous pourrons changer les choses,
que nous pourrons rendre attirante, aimable, enviable
la foi en Jésus-Christ.

Il est intéressant de voir le contraste d’attitudes et de vocabulaire dans l’évangile,
les uns récriminent et murmurent, l’autre se met en colère et ne veut pas rentrer.
A l’opposé, l’homme à la brebis retrouvée est tout joyeux
et invite à la joie : réjouissons-nous !
comme la femme à la pièce d’argent retrouvée.
Dans les deux cas il y a de la joie.

Dans l’histoire des fils : « il fallait festoyer et se réjouir ».
Deux postures, des attitudes, deux comportements différents et opposés.

Disciples du Christ nous sommes toujours aux aguets des raisons de nous réjouir,
de participer et de partager la fête, la fête de la vie.
Mais nous ne sommes pas seulement spectateurs.
Nous devons participer avec le Christ
dans la culture, l’élevage de la joie et de la fête.
Non pas une joie d’annonce publicitaire,
une joie convenue et commerciale,
mais la joie de la guérison et de la libération.
Il y a de quoi faire.

Jésus Asurmendi

Méditation à la manière d’une prière eucharistique.

Dieu notre Père, nous sommes réunis car aujourd’hui c’est un jour de fête.
Un jour où nous sommes invités à festoyer ;
Nous et tous les hommes.
C’est pourquoi nous voulons te remercier.
Il est juste et bon, en effet, de te remercier par ton Fils,
Jésus, notre Seigneur par qui tu as créé toute chose,
la création toute entière et le monde des hommes dont nous faisons partie.
Ce n’est pas tous les jours le cas
mais aujourd’hui nous voulons te remercier
pour le geste fait par les dirigeants chinois et américains
qui ont signé la semaine dernière
les documents de la COP 21 de l’an dernier de Paris.
Nous savons bien que beaucoup reste à concrétiser et à préciser
après ce premier pas.
Mais s’il n’y a pas un premier pas,
il ne pourra pas avoir un deuxième.
Oui Dieu notre Père, pour tous ces bonnes nouvelles
qui réchauffent et réjouissent nos cœurs nous te remercions.
Nous te remercions par-dessus tout pour Jésus qui nous a fait
et nous fait sourire qui est la source et la raison de notre joie
car il est venu nous chercher et nous faire partager
sa vie et son banquet, le repas du Seigneur.
Pour Lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.
Tu as l’art, Dieu notre Père de mettre toujours le point et le contre point.
La joie d’être sauvés, oui. Mille fois oui.
La fête de la libération. Encore mille fois oui.
Masi il faut pas oublier le coût et le prix.
Celui que ton Fils notre Seigneur Jésus a payé.
La mort sur la croix.
Et ceci n’a rien de drôle ni de jouissif ou festif.
Mais tu as fait de telle sorte, par ton Esprit,
que le deuil se change en fête
et le sacrifice en un don et un festin pour tous les hommes.
Que ton Esprit fasse que ce pain et ce vin que nous apportons,
deviennent les signes du Corps et du Sang de Jésus
ton Fils notre Seigneur Jésus.

Oui, comme tu nous as dit, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta mort et nous célébrons dans la joie ta résurrection
en festoyant jusqu’à ton retour, remplis d’espérance.

Cette célébration, ce mémorial fait de nous
des guetteurs et des sentinelles de joie, de la joie.
Aux aguets pour voir, entendre, sentir tout signe de vraie joie autour de nous.
Et pour faire partager aux autres la et les joies ainsi découvertes et vécues.
Mais Dieu notre Père tu ne nous invites pas seulement à voir
assis confortablement les hommes et les femmes,
la nature toute entière
vivants et partageants leur joie.
Tu nous invites à être avec toi, des acteurs,
des promoteurs, de créateurs de joie, à guérir et à libérer,
à pardonner et à être pardonnés, à réconcilier et à être réconciliés.
Ainsi tu ne peux que nous donner encore ton Esprit
il fera de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur,
le Corps du Christ, ton Eglise.
Une Eglise joyeuse, et non une succursale des pompes funèbres.
Une Eglise qui irradie la joie de vivre,
propage la joie du partage et rayonne liberté, justice et paix.

Jésus Asurmendi

 

Nourris de la Parole de Dieu,
que cette joie qui nous a rassemblés soit toujours présente en nous,
partagée au cours du déjeuner que nous allons prendre,
et aussi tout au long de la semaine
dans l’attention et l’écoute de l’autre, la bienveillance.

Damien Pasquier-Desvignes

 

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