Interlieux

L’Ascension, c’est toujours le moment des petits et grands rassemblements en Église. Certains sont tonitruants, d’autres se situent aux « périphéries »… Celui de l’Interlieux d’Église en rural, tenu à Bourgoin-Jallieu, dans une Maison familiale, ne fera pas la « une » de l’actualité, c’est sûr. Et pourtant, près d’une dizaine de lieux d’Église en rural y étaient représentés. Ceux-ci sont nés dans le sillage de l’action catholique, de congrégations religieuses, à la suite de synodes diocésains… d’autres ont été fondés par des laïcs, parfois en marge. Leurs noms sont emblématiques : « la petite vigne », « re-source », « le puits d’hiver », « l’oustal », « le vivier », « le carrefour »… et il y avait même un représentant de Tihbrine. À la limite, pourquoi pas ? On y vit une recherche de sens, un accueil des « blessés de la vie » (ou de l’Église), des temps pour se poser, se former, entrer en dialogue… assez analogues, non ? L’interlieux était donc l’occasion de faire le point sur le thème « Innovation et vivre ensemble sur nos territoires ruraux ». Avec une vingtaine d’enfants, le rassemblement fut festif : on y a bien mangé, dansé, prié… mais aussi pris de conter la Bible ou d’analyser les transformations du monde avec Pierre Bréchon, prof à Sciences Po Grenoble. J’y ai parlé de la fraternité. Ces espaces, malgré la fragilité de certains, sont emblématiques d’une recherche en rural aujourd’hui. Bien loin des « babacools », ils seraient plutôt un bon instrument pour écrire une pensée sociale de l’Église un peu plus incarnée. Les évêques l’ont bien compris. Celui de Grenoble a présidé l’eucharistie de clôture du rassemblement. Et si cet été, vous alliez à la rencontre de ces lieux sur vos routes de vacances ?

Jean-François Petit

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