Juan de Flandes - Les noces de Cana, détail

Inviter ou invité

D’une façon ou d’une autre, les vacances, c’est l’occasion de partager un moment de vie, de l’amitié, de l’affection que ce soit en famille ou avec des amis.

Juan de Flandes, Les noces de Cana (1500-1504 ca), The Metropolitan Museum, New York
Juan de Flandes, Les noces de Cana (1500-1504 ca), The Metropolitan Museum, New York

Le même mot, « hôte », signifie que je peux être celle qui reçoit ou que je suis moi-même invitée. Mais l’implication est bien différente d’un cas à l’autre.
Pendant ces vacances, plusieurs fois, j’ai été celle qui invite et ce n’était pas si facile de mobiliser de l’énergie pour accueillir, prévoir l’intendance, courses et repas, être disponible aux uns et aux autres, organiser des occupations et surtout agir en toute simplicité pour que cela ne devienne pas une corvée et que ce soit pour chacun un plaisir partagé.
Bien sûr, quand je suis « l’invitée », la partie est plus facile, encore que il y a mille façons d’apporter son aide avec efficacité et discrétion pour participer à la vie commune. Dans le même temps, je suis celle qui est reçue et celle qui reçoit les attentions de l’accueil.

Je pense aussi à cette phrase de l’Évangile : « Heureux les invités au repas du Seigneur » que nous entendons avant la communion. Cette invitation s’adresse à chacun de nous, là ou nous sommes, avec nos joies et nos peines, nos soucis et nos bonheurs. Là aussi, il est question de partager un repas qui va nous rendre heureux. J’aime bien cette proposition recevable dans tous les cas, que nous soyons celui qui invite ou celui qui est invité : nous rendre heureux les uns les autres.
Se recevoir mutuellement pourrait être une façon de renouveler l’esprit de notre communauté en vivant concrètement l’accueil et le partage.

Beau programme !

Sabine Morin

Billet du dimanche 4 septembre 2016

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