Le "diablotin" portail de Saint-Merry. ©fc

J’ai cassé ma jambe

Vous ne me verrez plus pendant quelques temps à Saint-Merry. Ce n’est pas une nouvelle crise de foi. J’ai cassé ma jambe. C’est la saison, vous me direz. J’ai mal négocié une porte, pas de slalom, rassurez-vous, mais la porte d’une boutique, mon pied était un peu en avant sur le repose-pied de mon fauteuil roulant, et clac. Double fracture tibia-péroné. C’est pas très grave, mais 45 jours de plâtre, quand même. Et puis, surtout, cela remet en cause ma sacro-sainte autonomie. Je ne peux plus, momentanément, me mettre au lit toute seule.

« Que ta volonté soit faite », dit la prière. C’est cette phrase qui m’est venue instantanément à l’esprit, comme beaucoup de croyants qui ont en tête la justice de Dieu et non sa miséricorde. Quand il m’arrive malheur, est-ce vraiment la volonté de Dieu et dois-je simplement subir ? C’est inacceptable. J’entends un comédien célèbre, interviewé lors d’un drame, à qui l’on demandait s’il croyait en Dieu. « Non, avait-il répondu, si Dieu existe, il n’aurait jamais permis cela ». C’est bien connu, Dieu est « un vendeur de kalachnikovs », le responsable de tous nos malheurs.

Je me suis replongée dans la lecture d’un ouvrage de Monseigneur Jacques Perrier: L’art de la prière ; Notre Père, paru en 2005. Il nous propose de voir ces événements négatifs «comme des signes, parce que notre regard éclairé par la grâce de Dieu nous les fait voir comme tels ». Dieu n’a pas voulu ces malheurs, mais ils peuvent nous ouvrir les yeux.

Claire

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