Je serai ton messager

Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.

 

 

 

Soyez les bienvenus, vous qui êtes de passage,
vous qui venez partagez la Parole et le Pain avec la communauté habituelle.
Mardi,  après avoir partagé sur les textes, lors de la préparation de cette célébration,
nous avons entendu la demande du Seigneur qui disait
« Qui sera notre messager ? »
et la réponse sans dérobade d’Isaïe
« me voici, envoie-moi ».
Pour s’approprier et faire nôtre cet état d’esprit,
il nous sera proposé tout à l’heure d’écrire sur la feuille posée sur votre chaise,
la phrase qui vous aura frappée lors de la proclamation des lectures.
Même sans filet, le message n’est pas réservé à une méditation solitaire en chambre,
mais plutôt à un partage vers l’autre.
La phrase que vous aurez retenue, on vous proposera de l’offrir à votre voisin.
Soyons donc particulièrement attentif à l’écoute des paroles
qui nous allons entendre maintenant.
Bonne célébration à nous tous.

Marie-José Lecat- Deschamps

 

La mise en scène du récit d’Isaïe est digne d’un opéra biblique.

La narration de Luc est imprégnée de merveilleux.

On ne peut pas nier la densité dramatique du tableau de Paul.

Isaïe est envoyé, comme tous les prophètes,

dénoncer l’insoutenable et annoncer l’inimaginable.

Pierre et les autres, comme tous les baptisés,

ils sont  envoyés en tant que messagers,

en tant que témoins.

On dit souvent que nous sommes en manque de repères

et que la société est en défaut grave de sens.

Difficile d’affirmer le contraire.

Mais, nous, les baptisés, nous sommes envoyés de qui ?

Nous sommes messagers de quoi ?

Prophètes pour quoi faire ?

Baptisés que nous sommes,

ayant reçu la Bonne Nouvelle de la

résurrection du crucifié,

c’est lui-même qui nous envoie.

Pour l’annoncer en paroles et en actes

le message du sens et de la vie,

le message du sens de la vie,

le message de celui qui est vivant parmi nous,

que nous avons expérimenté et que nous expérimentons.

En dénonçant l’insupportable

et en annonçant justement l’inimaginable :

oui, le sens et la vie se trouvent dans le service,

oui, dans le service du plus petit d’entre nous.

Jesus Assurmendi


Méditation à la manière d’une prière eucharistique

 

Nous te rendons grâce, Dieu notre Père, nous les baptisés,

appelés à être les témoins du Christ, ton Fils.

Oui, nous les baptisés, envoyés comme Isaïe

et les autres prophètes pour être tes messagers.

Nous te remercions pour cette grâce que tu nous fais,

cette faveur de collaborer avec toi en étant des reflets

de la Vie dont tu es la source.

Cette vie qui se déploie dans le silence de l’hiver,

dans le rythme des saisons.

Cette création dont tu es l’origine

qui nous dépasse et nous surpasse.

 

Nous te rendons grâce pour tous ces prophètes

que tu fais surgir au milieu de nous,

tous ces disciples connus et inconnus,

brillants ou modestes.

Et nous te remercions surtout pour ton Fils,

notre Seigneur Jésus

qui a commencé il y a longtemps

et continue encore à envoyer des disciples et

des messagers pour annoncer la Bonne Nouvelle :

il est mort et ressuscité.

 

Oui nous pouvons vivre.

 

C’est pourquoi, pour lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.

Lui aussi, ton Fils, notre Seigneur, il a répondu présent.

Lui aussi, il a dit : envoie-moi.

A la suite de quoi il a été

ton témoin fidèle,

ton icône vivante,

ton image parfaite,

à la loyauté inébranlable.

 

Mais voilà, comme tous les prophètes il a payé cher.

Le prix fort. Il l’a payé de sa vie.

Mais grâce à ton Esprit il est le trois fois saint,

c’est à dire Le Vivant.

 Et pour que la Vie, la vraie se propage nous te demandons

que ce même Esprit fasse de ce pain et de ce vin

les signes de la présence de ton Fils parmi nous,

les signes de son corps, de son sang.

 

Nous célébrons ce que nous avons reçu :

le Seigneur Jésus, ton Fils est mort pour nous et tu l’as ressuscité.

C’est pour cela que, le sachant présent parmi nous,

dans chacun de nous, au cœur des plus petits, les

plus insignifiants, nous l’attendons dans l’espérance.

 

Transmettre une parole de vie,

un message d’amour et de respect de l’autre.

Facile à dire.

Et tu sais bien que nos bouches sont pleines de mots du genre.

Quant à nos cœurs et nos mains,

c’est une autre histoire, et tu le sais aussi.

C’est une dynamique à cultiver, et mouvement à entretenir,

un itinéraire à rectifier sans cesse.

 

Que faire sans ta force, sans ton aide ?

Que l’Esprit nous vienne à l’aide.

Qu’il fasse de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur,

un seul corps et un seul esprit, le Corps du Christ.

Ce n’est pas pour nous seulement que nous te prions.

Nous te prions pour l’Eglise entière,

pour la communauté des baptisés.

 

Cinq ans déjà, le mois prochain,

que la guerre en Syrie a commencé.

Elle a commencé par une protestation pacifique et légitime.

Mais l’horreur a prévalu,

les intérêts sordides et bâtards gagnent, encore, toujours.

Et ils fuient et ils meurent. Ne les oublies pas.

Ne cesse pas de nous asticoter

pour que nous soyons à la hauteur

de ce que tu attends de nous.

 

Jesus Assurmendi

 

Envoi

Et si, en ces temps de durcissement, nous abordions cette nouvelle semaine avec le désir

que nos attitudes, nos propos, notre cœur essaient de témoigner que nous sommes habités

par une Bonne Nouvelle et

que cela change tout.

Ce serait notre façon d’être messager aujourd’hui auprès de ceux que nous serons amenés à rencontrer.

Marie-José Lecat- Deschamps

 

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