Je suis le chemin

… je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père

Dimanche, 14 mai 2017

PREMIÈRE LECTURE

« Ils choisirent sept hommes remplis d’Esprit Saint » (Ac 6, 1-7)

PSAUME

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
(Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19)

DEUXIÈME LECTURE

« Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal » (1 P 2, 4-9)

ÉVANGILE

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)

COMMENTAIRE DE LA LETTRE DE L’APÔTRE PIERRE 2, 4-9

Belle injonction de l’apôtre Pierre sous forme d’une envolée lyrique.
Au beau milieu du chemin, il y a cette pierre… précieuse,
cette pierre d’angle posée là comme un signe et comme un défi :
invitation à construire du neuf…ou cause de chute,
ou de rechute si je n’y prends garde.

Cette chute ou cette rechute, me suis-je demandé,
à quelle expérience humaine me renvoie t’elle ?
à celle du doute bien sur, mais aussi et surtout me semble t’il,
à un sentiment presque inné de culpabilité
qui talonne nombre de nos contemporains
parfois jusqu’à un âge avancé et qui entrave bel et bien
notre capacité d’initiative et de conversion.
Témoigner même prudemment de ma foi m’expose bien souvent
à des réparties grosses de désillusion voir d’amertume et de reproches
plus ou moins explicites à l’instar des pèlerins d’Emmaüs
avant qu’ils reconnaissent Jésus.
Danger d’en rester au ressassement d’expériences négatives,
aux récriminations, de me complaire dans les dénigrements
qui me confortent dans des renoncements inavoués.
Cette voie royale est trop belle pour être vraie, n’est pas pour moi.
« t’as de la chance de croire à tous ces choses là »
m’a dit un jour mon frère ainé avec un petit air accablé.
Ainsi un discours par trop lénifiant risque d’alourdir le fardeau, un comble !

Alors oui, approchons nous tout doucement du Seigneur Jésus,
dans la vérité de notre être et de notre condition présente,
une condition faite peut-être de terribles souffrances,
de résistances et de révoltes.
Laissons lui le temps de d’inverser nos perspectives trop humaines.
Alors le feu de son amour nous attirera peu à peu
hors de nos ténèbres vers Sa lumière.

Alain Clément

COMMENTAIRE DE L’EVANGILE

Hervé Clerc ouvre son livre Dieu par la face Nord
avec la petite histoire indienne suivante, que vous connaissez sans doute,
l’histoire de l’éléphant et des aveugles.
Six aveugles vivent dans un village de l’Hindoustan,
un étranger arrive dans leur village sur le dos d’un éléphant.
Les aveugles commencent à palper l’animal.
« C’est une grosse colonne » dit celui qui touche une patte.
« C’est un tuyau rugueux », dit celui qui touche la trompe.
« C’est une grande balayette » dit celui qui touche l’oreille.
Mais l’éléphant est un, c’est un éléphant, donc.

Pour les Juifs, et les apôtres
qui viennent de cette tradition là, Dieu c’est le Père.
Pour les apôtres par ailleurs, Jésus est un homme
avec qui ils ont vécu en compagnonnage depuis plusieurs années.
L’éléphant c’est Jésus = Dieu. C’est très difficile à voir.
On les comprend si bien, Thomas et Philippe,
qui posent des questions désarmantes d’humanité,
« montre nous le père », « nous ne savons pas où tu vas ».
Et pourtant, au moment où Jésus parle, il y a urgence,
il faut que les apôtres comprennent l’éléphant,
car bientôt il n’y aura plus qu’eux pour en parler.
Alors il dit je suis le chemin,
et le chemin c’est Jésus qui est homme et qui est Dieu.

Et pour nous aussi, cette urgence demeure.
Alors la question que nous voudrions vous poser, est la suivante :
quel est mon chemin, à moi, aujourd’hui ?
Et comme on sait que vous adorez ça,
on vous propose de la traiter en 6×6.
Je répète donc la question, qui est sur votre feuille de chant :
quel est mon chemin, à moi, aujourd’hui ?

Valérie Lepeltier
PRIERE UNIVERSELLE
Seigneur, c’est avec confiance que nous nous tournons vers toi :
Pierres vivantes,  sacerdoce royal, peuple destiné au salut
nous est-il dit par Pierre lorsqu’il rappelle  les paroles de ton fils
adressées aux croyants des premiers temps de ton Eglise.
Ces paroles s’adressent encore et à nouveau à nous aujourd’hui.
Par ces noms qui nous disent qui nous sommes,
par la force de ton Esprit reçue lors de notre baptême,
par ton amour qui veille sur nous,
nous voulons continuer l’oeuvre de  construction de ton Eglise,
malgré les obstacles dus à  nos profondes différences
entrainant trop souvent des divisions au sein de l’édifice spirituel
que  doit être  l’Eglise.
Seigneur, aide-nous à nous réconcilier
et devenir artisans de paix au coeur de ton Eglise.
Bâtisseurs de ton Eglise, nous voulons l’être aussi de la société,
plus particulièrement en ces temps de choix électoraux.
Nous te prions pour les acteurs de la vie politique
en France et dans les  pays en période d’élection.
Que nos choix de citoyens permettent à chaque personne
de trouver une place juste et digne dans la société.
Ainsi nous te prions pour notre nouveau président
et pour tous ceux et celles qui siègent aux divers gouvernements du monde :
qu’ils soient des pierres vivantes
pour la construction d’une société pleinement humaine.
Seigneur, aide nous à être des bâtisseurs du monde
qui vient par ton fils, le chemin de vérité et de vie.
Marie-Thérèse Joudiou
Tags from the story
, , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *