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Justice ? Miséricorde ?

Le 8 mars, lorsque le cardinal trébucha, un fondateur de La parole libérée déclarait : « nous voyons là que la justice des hommes est au-dessus de la justice divine ». Cet homme laisse entendre que l’Église est le lieu de la justice divine alors que l’institution ecclésiale annonce et distribue la miséricorde divine.

 Pour l’Église, pécheurs nous sommes mais, à tout moment, nous sommes et pouvons être sauvés du péché par la miséricorde de Dieu. Il est de fait que l’Église enseigne avant tout un Dieu d’amour, de bonté dont la paternité, multipliée à l’infinie, paraît incompatible avec les exigences d’un Dieu de justice. Cette Église, particulièrement compatissante, m’évoque Jonas sous son térébinthe : sa fuite à Tarsis a montré à Jonas que Dieu est partout, compatissant pour tous, miséricordieux non pour un temps mais pour tous les temps. Alors il rumine à l’écart : pourquoi Dieu voulait-Il qu’il annonce aux Ninivites sa colère devant leur malice puisqu’II leur ferait miséricorde ?

Un prêtre a vécu en détournant cette organisation de la miséricorde divine. Ce prêtre a sans cesse avoué ses faiblesses pour les petits enfants et le pardon lui a été accordé à longueur d’années car la miséricorde de Dieu est infinie et la conversion de l’homme est œuvre de toute une vie. Pour l’Église ce prêtre est pécheur il n’est pas prédateur. Il devient prédateur quand un homme se lève, dit sa peine et porte plainte. Devant la victime l’aveu du pécheur devient vérité du prédateur et, Dieu merci, la justice humaine passe.

Justice humaine et miséricorde divine pour tous, partout, en tout temps.

Catherine Charvet

Billet du dimanche 24 mars 2019

1 Comment

  • J’avoue être restée extrêmement perplexe à la lecture du billet de Catherine Charvet « Justice ? Miséricorde ? » et ne pas avoir compris les méandres de la démonstration : Dieu est miséricordieux à tout pécheur et l’Eglise reste une mère pour ses brebis égarées. Soit. La justice humaine fait du pécheur un prédateur. Il faut justice humaine et miséricorde divine : « Les deux pour tous, partout, en tout temps »
    Comment se situer dans ce texte où les victimes sont totalement ignorées ?
    Chrétiens, nous sommes des citoyens d’un pays où la laïcité définit le domaine de la foi et celui de l’Etat de droit qui assure la Justice humaine et doit protéger les victimes qui, elles, n’ont pas « trébuché » bel euphémisme, mais ont été écrasées et détruites.
    Si l’Eglise peut pardonner au pécheur au nom de la Justice divine, celle-ci ne doit pas être invoquée pour souligner un silence criminel dont le seul but est de protéger l’Institution au mépris des hommes lésés.
    Justice divine un jour, mais nous qui sommes sur la terre, restons-y, en chrétiens et citoyens. Assurons les bases d’une justice humaine où les victimes seront entendues et obtiendront réparation. C’est par la Justice humaine que nous préparerons le règne de la Justice divine
    Marie Laurence Cattalano

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