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La gestion de l’épidémie. Pour un droit de suite

Qu’avons-nous appris de l’épidémie ? Alors que s’annonce une deuxième vague, que peuvent faire nos gouvernants pour éviter les erreurs et les retards du printemps dernier ? Et comment travailler à la réparation des blessures dans le souci de tous ?
À l’occasion de la publication en volume des chroniques de Jean-François Petit écrites pour notre site, il est temps de revenir sur ces questions.
Le débat est ouvert.

Pendant le temps de confinement, beaucoup d’initiatives sont nées. Elles nous ont permis de rester en lien, de se soutenir, parfois de traverser le pire.  Parmi celles-ci, le choix de chercher à mieux comprendre ce qui se passait. Déjà, depuis l’été, plusieurs débats publics en province ont eu lieu. Basés sur les chroniques parues sur ce site, elles ont réuni des publics très différents (élus, soignants, associatifs, responsables ecclésiaux…).  Le thème en était : « Qu’avons-nous appris de l’épidémie ? ».

Le président national de la Conférence saint Vincent de Paul y a montré son implication dans les dispositifs d’urgence. Le maire d’une commune rurale a raconté la mobilisation forte dans son village. Un médecin a pu partager ses questions de conscience. Un prêtre très gravement atteint par l’épidémie en mars dernier a témoigné de sa nouvelle espérance pour ce monde.

Mais où en est-on? Parmi tous les débats, celui mené au sein de la commission d’enquête sénatoriale diffusé sur la chaine parlementaire depuis plusieurs semaines est très instructif : « retard à l’allumage » dans les prises de décision de l’Etat, absence de moyens, zig zag dans les orientations politiques, difficulté à faire partager les orientations de santé publique… Le travail d’investigation  est mené sérieusement, même si on aurait aimé qu’on insiste plus sur le sentiment d’abandon largement ressenti. Certes, la reconstitution de nos stocks stratégiques et la réorientation des pratiques de soin sont désormais largement en cours. Mais certains personnels soignants sont exténués, l’économie est fragilisée et la vigilance commune dans nos rues est parfois faible. Le besoin d’expression est énorme.

Plus que les autres, les chrétiens doivent refuser le déni de ce qui s’est passé. Avec d’autres, dans l’espérance mais aussi la vérité, ils peuvent travailler aujourd’hui à la réparation des blessures et à une reconstruction  du monde dans le souci de tous.

Jean-François Petit

Photo de couverture by Luiza Braun on Unsplash


Nos chroniques ont été rassemblées sous le titre : Ils furent pris d’une grande frayeur (Ed. st Léger, 2020)

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