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La mode, le cardinal et le climat

La mode est par définition plus ou moins éphémère, « c’est la mode !! ». Les chapeaux, les cravates, les barbes tournent en rond, sans parler des bonnets rouges, des gilets jaunes et des pantalons troués.

Lors de nos escapades provinciales, nous avons visité le musée de Chazelles-sur-Lyon, vestige d’une ville qui fut jusqu’en 1975 un des bastions du chapeau (2500 ouvriers – 40 manufactures). Cette mode s’étant effondrée, cette ville s’est retrouvée sans emploi, sans atelier, de même que toutes ces modistes dans les provinces qui « équipaient » nos grands-mères qui ne pouvaient sortir « en cheveux ». Évidemment la mode revient mais les manufactures ont émigré dans les pays du tiers monde.

Parlons maintenant cravate, que vont devenir les marchands de cravates et leurs fournisseurs puisque la mode est de n’en plus porter ? Et les vendeurs de rasoir et de lames puisque beaucoup porte la barbe ?

Seuls semblent résister certaines modes ecclésiastiques. Un de mes camarades des beaux-arts, pour les bals de l’école, avait adopté le costume de cardinal, le seul qui, disait-il, quelle que soit l’époque, ne se démode pas.

La mode rapide « fast fashion » est une mode non durable, peu qualitative, dont l’objectif consiste à acheter beaucoup à petit prix et à jeter rapidement. Elle conduit à un désastre écologique dont l’impact sur le climat est plus important que celui des vols internationaux et du trafic maritime réunis (La Croix, 8 janvier).

Les cardinaux, quant à eux, qui font toujours fabriquer localement, soutanes, camails, barrettes et surplis en dentelle, ont bien raison !

François D.

Billet du dimanche 3 février 2019

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