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La politique au cœur

Après l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et sa signature immédiate d’un décret ordonnant « la construction d’un mur physique » le long de la frontière avec le Mexique, je me suis sentie prise de vertige. En France, l’accueil réservé aux migrants (des centaines de personnes dormant dans la rue en bas de chez moi, sans qu’aucune solution d’hébergement digne et pérenne ne leur soit proposée) a achevé de me révolter.

Dans ce contexte, j’ai ressenti la nécessité de me ressourcer et de chercher des alliés pour penser et construire un monde qui nous fasse du bien à tous.

Et j’ai trouvé des perles. Des mots, ou des actes qui ont restauré ma foi dans notre capacité à œuvrer ensemble pour nous mettre au service de la justice et de l’amour, comme nous l’a proposé le cardinal André Vingt-Trois dans son homélie du 5 février nous invitant à devenir « signe du salut de Dieu ».

Par exemple : le PDG de Facebook, Marc Zuckerberg, déclarant que « le monde n’a pas besoin de murs mais plutôt de ponts », ou mes voisins s’organisant à tour de rôle pour cuisiner et proposer des repas aux personnes vivant dans la rue, ou encore la réflexion de Marion Muler-Colard – dans Le Complexe d’Élie – nous invitant à retrouver le cœur de la politique dans cette conscience vive du « nous »…Et je me suis souvenue de ces mots écrits par Carl Jaspers à Hannah Arendt en décembre 1945 : « Ceux qui cherchent ensemble des voies nouvelles ne doivent pas être trop peu nombreux, mais quelques-uns suffisent à donner confiance. »

Sandra March.

Billet du dimanche 26 février 2017

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