le baphomet

La restauration de la façade de Saint-Merry

Le dernier compte rendu de chantier de la restauration de la façade propose une fin des travaux vers la fin septembre. Peut-être pourrons-nous fêter cela après la Nuit Blanche !

Depuis la rentrée de septembre 2013 nous passons sous un échafaudage pour entrer dans l’église par la rue Saint-Martin. Combien de temps encore serons-nous privés de la vue sur la façade de l’église ? Il y avait les filets armés pour assurer la sécurité, maintenant l’échafaudage… Le dernier compte rendu de chantier propose une fin des travaux vers la fin septembre. Peut-être pourrons-nous fêter cela après la Nuit Blanche ! Une petite équipe composée ces temps-ci de restauratrices, de maçons et de tailleurs de pierre, de sculpteurs sur pierre et en temps utile de maîtres

bras "malades"
bras « malades »

forgerons, de verriers et de menuisiers. Ils portent toute leur énergie et leur maîtrise sur cette façade bien malade mais passionnante pour leur savoir-faire. Faut-il remplacer les sculptures par des « copies » ou laisser le socle vide ? Des copies, mais à partir de quels modèles ? Questions basiques mais dont les « ouvrier(e)s de l’art » n’ont jamais de réponse toute faite. Des modèles en argile sont proposés : des mains, des bras entiers conçus à partir de photos anciennes ! Ces photos datent de 991 ou 1992 (leur qualité est telle que les détails sont précis au point de permettre au sculpteur de faire un modelage). Ce dernier sera posé en bonne place et soumis au regard pertinent de l’architecte en chef de Monuments Historiques (ACMM) en charge de ce chantier. Des réflexions s’engagent alors autour (par exemple) de la position exacte des doigts d’une main par rapport aux plis du manteau !

gargouille béante
gargouille béante

Des morceaux entiers sont altérés par le temps et manquent totalement : les gargouilles ne sont plus qu’un trou béant et ont perdu leur tête. Le sculpteur va donc enfourner un bloc de pierre brut (sur la photo, posé au dessus de la gargouille, en attente), aux dimensions parfaitement calculées, dans la mâchoire de la gargouille. De ce bloc de pierre, directement sur place, il va sculpter la tête de l’animal fantastique qu’était cette gargouille. Mais encore fallait-il trouver le bloc de la bonne carrière et de la bonne teinte de pierre. Les restauratrices –ce sont trois jeunes femmes- munies de tout-petits instruments et outils, nettoient et dorlotent une aile d’oiseau, une patte de grenouille ou une feuille d’acanthe, voire le visage d’un saint ou d’un tout petit personnage tenant une gerbe de blé.

homme portant une gerbe
homme portant une gerbe

Elles choisissent le sable du coloris correspondant à cette pièce, parmi toute une palette de patine, composée pour ce chantier particulier. Deux d’entre elles mènent de front cette restauration avec celle de la basilique Saint-Denis.

Le fameux baphomet (un article le concerne !) a, lui aussi, été soigné par l’équipe de restauratrices. Les nombreuses représentations de personnages ou figures de saints feront l’objet d’une autre présentation.

Regardez les étapes du travail. Il a retrouvé sa « beauté » toute première !

le baphomet
le baphomet

Florence Carillon

Bestiaire de la façade

GRENOUILLE
GRENOUILLE
ESCARGOT
ESCARGOT
HOMARD
HOMARD
LÉZARD
LÉZARD
SALAMANDRE
SALAMANDRE
DRAGON
DRAGON
COCHON
COCHON
OISEAU
OISEAU
CHIMÈRE - 2
CHIMÈRE - 2
CHIMÈRE - 1
CHIMÈRE - 1
CHIMÈRE
CHIMÈRE
CHIMÈRE
CHIMÈRE
ANIMAL CHIMÉRIQUE
ANIMAL CHIMÉRIQUE
OISEAU
OISEAU
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