Quand je suis au Québec, je savoure la créativité des québécois pour imposer la langue française dans l’océan anglophone nord américain.

Quand je suis en France, je me désole face à notre imagination déficiente.

Sans sortir de mon pâté de maisons, j’ai une “barber shop“, un “Kentuky fried chiken“ (société qui, au Québec, accepte d’être nommée “poulet frit du Kentuky“), un « hair life » pour femmes, un « carrefour market » et son “drive piéton“ (un comble !), un « doc’s bikes », réparateur de vélo et un marchand de produits de beauté : royal beauty avec son make up bar.

Le français est bourré d’emprunts à des langues étrangères dont les mots ont été francisés : de l’abricot au zinc, du café au vasistas, du magasin au robot, de  l’opéra au ski, de la jupe au pantalon … Influencés par nos voisins anglais, nous avons été capables de transformer un riding-coat en redingote, un paquet-boat en paquebot ou un pinguynen pingouin.

Nos mots ont été polis et repolis par le temps et les gens. Et nous baisserions les bras ?

Voici quelques propositions québécoises :

Fini le shopping, allons magasiner. Plus de mails ou de chats mais des courriels et du clavardage. Boudons les drive-in mais profitons des services au volant. Empruntons le traversier plutôt que le ferry pour séjourner outre-Manche. Reposons nous dans une chaise berçante plutôt que dans un rocking-chair. Donnons nos vêtements au nettoyeur plutôt qu’au pressing. Et oublions et les selfies et les egoportraits !

Amen!

Joëlle C.

Billet du dimanche 30 juin 2019

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