La vie éternelle : Te connaitre

Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

Dimanche 28 mai 2017

PREMIÈRE LECTURE

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 12-14)

PSAUME

(Ps 26 (27), 1, 4, 7-8)

DEUXIÈME LECTURE

« Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous » (1 P 4, 13-16)

ÉVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)

INTRODUCTION

Bonjour à tous, bienvenue aux gens de passage comme aux habitués du Centre Pastoral.

Des habitués, il n’y en avait pas beaucoup lundi dernier,
dans la chambre haute de St Merry, et pour la préparation de cette célébration
nous étions deux en tout et pour tout : deux Alain qui plus est. Uniformité des prénoms !
Mais nous avons réfléchi, échangé d’un même cœur pour le service de la communauté.
Voilà relevés quelques modestes points communs avec le texte des Actes de ce dimanche :

À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.

En quelques mots, l’auteur des Actes, exprime la diversité sociale de cette primitive église,
pêcheurs lacustres, publicain, zélote ;
Il signifie aussi l’ouverture à d’autres : les femmes en nombre côtoyant les hommes,
jusqu’aux frères de Jésus, cousins et frères de sang.

Et c’est la parole de Jésus, donnée et reçue qui les fait cohabiter
malgré leurs différences, malgré le poids de l’environnement hostile.
C’est cette parole qui est et fait leur vie qui leur fait avoir un seul cœur dans la prière.

Que cette diversité d’âge, de sexe, d’origine, de culture ou de sensibilité
qui caractérise notre assemblée chrétienne de ce matin
en soit à la fois signe de richesse et d’unité
puisque nous nous trouvons tous réunis au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Alain Cabantous

COMMENTAIRE DE l’EVANGILE DE JEAN 17, 1b-11a

Ce chapitre 17 de l’évangile de Jean est aussi appelé la « prière sacerdotale », prière de Jésus
adressée au Père et par laquelle il semble rendre compte de sa mission de médiation en insistant
sur la qualité de leur relation, sur la réalité d’une unité dans la communion,
communion qu’il aspire à retrouver dans sa plénitude alors qu’il se détache du monde.

« Tout ce qui est à moi et à toi, et ce qui est à toi est à moi »
On retrouve là le langage tenu par le Père au fils aîné dans la parabole du fils prodigue en Luc 15.
Expression d’un idéal de communion et d’unité qui caractérise la relation du Christ au Père
et qui doit s’étendre à la relation des disciples au Christ ainsi qu’à celle des disciples entre eux ;
c’est là pour l’essentiel le sens de la prière de Jésus :
gratitude que la bonne nouvelle du royaume aie été entendue et accueillie par quelques uns,
aspiration à voir s’étendre aux disciples cette même qualité de communion et d’unité
dans un mouvement trinitaire, dans la joie de l’Esprit.

Nous, chrétiens du 3 ème millénaire, savons que ce cheminement vers l’unité et la communion
est un processus long, difficile mais exaltant et plus que jamais nécessaire.
En témoignaient déjà divers épisodes relatés dans les actes des apôtres,
qu’il s’agisse de s’accorder sur les modalités de la vie communautaire au quotidien
ou sur des questions plus essentielles :
devait-on imposer aux nouveaux convertis les rites issus du judaïsme, telle la circoncision ?
En témoignent plus récemment les mouvements œcuméniques
qui ont créé des instances de dialogue entre les diverses confessions chrétiennes
et permettent peu à peu de surmonter les déchirements du passé.
En témoigne également l’actualité de notre centre pastoral
et son projet de renouveler l’expérience d’une nuit sacrée interreligieuse
qui rassemble et célèbre l’expression de la foi portée par diverses traditions.

Car l’unité, pour notre temps,
c’est d’abord l’aspiration des femmes et hommes de bonne volonté à vivre en harmonie
pour plus de bonheur sur terre et surtout moins de violence.
C’est aussi et par là même progresser dans leur quête d’une unification intérieure
qui ouvre à l’apaisement, au silence et à l’écoute.
Et pour moi chrétien, à une forme toute personnelle de disponibilité à la parole.

« Je leur ai donné les paroles que tu m’avais données, ils les ont reçues »
A quelle parole – de la bible ou de la tradition- ai-je été plus particulièrement sensible,
la quelle ai-je le mieux reçue, accueillie, mise en pratique ?
Invitation micro libre.

Alain Clément

ENVOI

La parole de celui qui n’est plus du monde, sa parole venue du Père, il nous l’a confiée,
nous qui sommes pleinement de et dans ce monde.

C’est cela qui nous invite, qui nous oblige, nous les chrétiens, à poursuivre la mission
que Jésus nous a demandée non seulement en nous nourrissant de sa Parole
mais en posant des actes, des engagements.

Il nous envoie chaque jour là où nous n’oserions parfois aller
et c’est aussi cela le sens de notre mission en communauté.

Alain Cabantous

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