Laissez les enfants venir à moi.

… celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant
n’y entrera pas.
Dimanche 19 juin 2016.
1erè lecture : Jacques 2, 14-16.
Evangile : Marc 10, 13-16.

Accueil.

C’est suite à une  longue préparation, 6 mois et 6 réunions avec cinq familles,
deux enfants Maxence et Louis ont été baptisé dimanche dernier,  et Isodora le sera en Août.

Nous avons partagé entre parents,  la Parole, affronté nos doutes,
nous nous sommes émerveillés de la Vie, de la joie,
nous avons essayé de mettre des mots sur notre foi
(c’est le credo qui se trouve sur vos feuilles).

Aliénor, Louise et Elvire, Bonjour et bienvenue  à vous et à vos parents ;
bienvenue à vous parrains, marraines, famille et amis
venus accompagner ces trois enfants pour cette fête.

Bienvenue aussi à chacun d’entre vous
membres du centre pastoral St Merry  et de cette paroisse.
Vous avez une capacité d’accueil impressionnante !!
Le WE dernier les premières communions,
tout au long de cette semaine la Streets–art
et  aujourd’hui le baptême de ces enfants !

Plus sérieusement, et je suis heureuse de vous le dire :
c’est grâce à  votre manière de dire et surtout de vivre votre foi
que ces familles peuvent être là aujourd’hui.
Elles ont trouvé un lieu, parfois après de longue recherche,
un lieu que vous avez créé et que vous créez toujours
où  la Parole du Christ ressuscité peut se faire entendre,
résonner  et agir  en nous.

L’Évangile du jour nous propose de nous  laisser
« embrasser, bénir, et imposer les mains »
par Jésus–Christ en « devenant comme des enfants ».

Mais qu’est-ce devenir comme un enfant ? Belle fête !

Isabelle Pepin

A propos des textes de la célébration du baptême.

Lettre de l’apôtre Jacques 2, 14-17
Marc 10, 13-16

L’appel de Jésus pour qu’on laisse venir à Lui les enfants
ce n’est pas en vue d’un concours de bisous.
A l’époque les enfants comptaient pour presque rien.
C’est la situation et l’attitude des enfants qui provoquent le cri de Jésus.
L’enfant est dans une attitude d’admiration permanente.
Intéressé par la nouveauté et, comme tout est neuf, la curiosité est de mise.
Sa situation le pousse aussi à être en confiance.
Avant que la fréquentation des adultes ne le pousse souvent à la méfiance.
Voici un des mots les plus utilisés dans nos sociétés:
confiance dans les marchés, confiance dans le voisin, dans les partenaires,
confiance dans l’amour… .
Même Poutine en parle, pas plus tard que vendredi:
il faut restaurer la confiance entre la Russie et la Communauté européenne.
Etes-vous prêts à faire confiance à Poutine? Pas moi.

L’enfant a pleine conscience d’avoir besoin des autres, à commencer par les parents.

C’est la capacité d’être surpris et d’admirer ce qu’il rencontre
que Jésus met en avant, c’est la confiance qui fait partie du logiciel de l’enfant
que Jésus rappelle à ses auditeurs.

On ne peut pas suivre Jésus si l’on n’est pas capable de se laisser surprendre
et de faire confiance. Car ce que la rencontre avec Jésus provoque
a de quoi surprendre. Et il est difficile de mettre sa vie entre ses mains
sans lui faire confiance.

Il est difficile de lui confier le sens de notre vie
sans lui faire entièrement confiance.

Croire cela veut dire faire confiance.

Alors?

Mais la foi n’est pas une boîte de bombons sans sucre.
Le texte de la lettre de Jacques l’apôtre nous rappelle
les conséquences de cette confiance.

Courage.

Jésus Asurmendi

Commentaire de la lettre de l’apôtre Jacques 2, 14-17

Ce texte nous a tous et toutes interpellé.e.s lors de la préparation de ce Baptême.
A plusieurs reprises, nous y sommes revenu.e.s car il nous rassemblait en cela
qu’il fait appel à l’une de nos convictions partagées : croire est une chose,
mais faire est indispensable pour que cette foi prenne tout son sens.
Lors d’une séance, nous avions partagé nos sentiments
autour de photos très différentes les unes des autres ;
mais beaucoup d’entre elles nous rappelaient cette lettre de Jacques
en nous faisant observer combien les actes de foi
nous paraissaient nécessaires dans nos quotidiens.
Ce texte nous a fait dire que nous souhaitions transmettre à nos enfants
cette volonté d’agir chaque jour dans le message du Christ.

Les parents.

 En introduction au rite de paix 

« Nous croyons que donner la paix, ce n’est ni l’indifférence confortable,

ni la renonciation à soi,

ni la lâcheté,

mais bien la rencontre des bonnes volontés d’égal à égal. »

 

 Les 3 prières  universelles dont vous a parlé Pierre-Damien,

° « Pour que nos enfants ne connaissent ni la haine, ni l’aveuglement,

qui conduisent aux drames que nous ne connaissons que trop bien, 

Seigneur nous te prions ».

 

° « Pour que tous les baptisés portent chaque jour ton amour et cheminent dans la foi,

Pour que l’Eglise demeure ouverte à tous ses enfants, Seigneur nous te prions ». 

 

° Au nom des familles ici réunies et avec l’aide des parrains et marraines,

qu’ils apprennent à découvrir l’amour de Dieu dans un chemin Juste

dans les pas du Christ, prions ensemble.

CREDO.

Nous croyons en ce Dieu qui, du vide, a soufflé un univers éclatant,
animé de vies aux formes innombrables, toutes singulières, toutes divines.

Nous croyons en la beauté de cette création, gratuite et généreuse,
de tout ce qui est, a été et sera, du minuscule au gigantesque,
du visible à l’invisible, de l’atome à l’étoile.

Nous croyons dans les merveilles physiques de cette vie
comme aux joies de l’âme et de l’esprit.

Nous croyons que Jésus-Christ nous a invités à aimer comme il nous a aimés,
à aimer avant tout, à aimer de tout notre être.
Et quand l’amour, la compassion et la bienveillance nous sont impossibles,
Jésus nous incite à ne jamais considérer notre prochain comme un objet,
mais à toujours le regarder dans son humanité.

Nous croyons que l’amour est la force vive qui nous anime
et nous permet de traverser nos morts quotidiennes.

Nous croyons, à l’exemple de Jésus de Nazareth,
que la foi se vit et s’éprouve ici et maintenant, dans nos vie quotidiennes,
et qu’elle nous pousse à remettre en question nos conforts et nos certitudes,
sans quoi cette foi n’est que lettre morte.

Nous croyons que l’Esprit souffle où il veut.

Nous croyons que cette communauté que nous formons ce joli dimanche
où nous baptisons nos enfants, malgré nos différences, nos antagonismes parfois,
n’est qu’un élément d’une communauté universelle,
chrétienne ou non, croyante ou non.

Nous croyons en vous, nos chers petits.

Engagement au Bien.

Dans le choix que nous faisons ici d’accompagner nos enfants à recevoir le sacrement du baptême,
avec aussi leurs parrains et marraines et vous tous, communauté réunie ici,
nous souhaitons les guider afin de faire fructifier le vrai trésor de ce monde,
celui du cœur et de l’esprit.

Tout en sachant qu’ils/elles seront confrontés au mal dans leur vie,
qu’ils/elles auront des moments où ils/elles se détourneront de leurs prochains et de Dieu,
rappelons-nous que nous avons tous un jour été confrontés :
– A des sentiments d’égoïsme, de mépris des autres, de rancunes
– A la tentation de faire sienne la loi du plus fort
– A une société donnant parfois à ce qui est mal l’apparence du bien
– A une compétitivité pas toujours honnête

Face à tout ce mal, nous nous engageons à choisir la vie pour nos enfants
et voulons les aider à grandir, à être forts, humbles et généreux :
– En menant une vie honnête et responsable
pour les aider à faire des choix qui ne les rendent pas complices du mal
– En nous efforçant de leur ouvrir les yeux sur la misère des autres
et en leur donnant le sens du partage
– En leur prouvant que la tolérance et l’amour
sont les véritables alliés de la vie
– En bâtissant avec eux et autour d’eux
un monde plus juste, plus solidaire et fraternel
– En gardant à l’esprit
qu’il faut voir le visage du Christ dans chaque personne que nous rencontrons.

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Dieu notre Père nous sommes réunis à ton invitation pour te remercier.

Nous voulons, en effet te rendre grâce parce que nous vivons grâce à toi,
grâce à tous les bienfaits dont tu nous combles.
Et ceci malgré une semaine atroce des meurtres plus absurdes les uns que les autres.
Nous te remercions pour ce printemps qui n’arrive pas
mais que nous attendons toujours avec impatience.

Aujourd’hui nous te remercions pour les trois enfants
que nous venons de baptiser en ton nom.
Nous te rendons grâce pour Aliénor, Louise et Elvire,
et pour ce que le baptême représente pour eux.
Et aussi pour nous, car nous avons la responsabilité de les accompagner
en leur donnant à voir que notre foi n’est pas seulement un beau discours, bien sucré.
Mais une foi active, une foi qui agit au service des hommes et de femmes,
de tous sans distinction.
Nous te remercions car le baptême de Aliénor, Louise et Elvire,
rafraichit notre mémoire et notre cœur,
leur présence parmi nous rappelle à l’émerveillement et à la confiance.
Le début de leur chemin comme disciples du Christ nous remet en place
et met devant nos yeux le Christ, le sens de notre vie,
celui en qui nous mettons notre confiance et notre vie.

Pour le Christ, ton Fils, notre Seigneur et par lui nous te bénissons et nous te chantons.
A combien de personnes Jésus, ton Fils, notre Seigneur a donné envie de vivre,
à combien a-t-il donne le sens de leur vie ?
Ce n’est pas étonnant car sa foi était une foi vive et vivante,
une foi qui parlait et qui agissait.
Parce qu’il a été honnête et cohérent avec la mission que tu lui avais donnée,
parce qu’il avait mis en Toi sa confiance il est allé jusqu’au bout du chemin.
Un chemin qui a abouti à la croix. En donnant sa vie.
Parce que Jésus, ton Fils était et est le sens même de la vie
il a traversé la mort et est devenu Le Vivant.

Que ton Esprit fasse qu’il soit présent parmi nous
pour que nous puissions aussi traverser nos morts,
nos morts de tous les jours et la dernière, celle du jour final.

Que ton Esprit fasse de ce pain et de ce vin
les signes de son corps et de son sang parmi nous.

Nous pouvons te remercier aussi parce que tu nous donnes
de pouvoir faire le mémorial de la vie, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur,
en attendant dans la joie qu’il revienne.

Faire le mémorial ce n’est pas un rite sans conséquences.
C’est en vue d’avoir une foi brûlante et vivante. Une foi active.
Et tu sais à quel point la tâche est rude:
vaincre la haine, le mépris de l’autre, l’exploitation, l’injustice, la solitude, l’ignorance.
Conscients (un peu) de ce qui nous attends
nous le sommes plus encore du besoin que nous avons d’aide.
Que ton Esprit se mette à l’œuvre.
Qu’il donne des forces à tous ceux qui partagent le repas du Seigneur.
Qu’il diffuse la bienveillance et le regard aimable;
Qu’il nous rende tous confiants dans nos frères.
Qu’il transforme nos préjugés qui diabolise l’autre
en des gestes de cordialité et de fraternité.

N’oublie pas, Dieu notre Père les victimes d’Orlando,
les deux policiers assassinés
et la députée travailliste Jo Cox,
victimes tous de la barbarie et de la connerie humaines.

Nous te prions aussi pour Alain Chabert dont nous avons célébré les obsèques mercredi dernier.

Jésus Asurmendi

 

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