L’assemblée Générale de la JEC à Saint-Merry

Signe des temps ? A Saint Merry le 3 et 4 juin dernier, à l’occasion de leur Assemblée générale annuelle, trente cinq représentants de la JEC ont mis au centre de leur préoccupation l’avenir de l’Europe.

JECLe retour de la JEC

 

Signe des temps ? A Saint Merry le 3 et 4 juin dernier, à l’occasion de leur Assemblée générale annuelle, trente cinq représentants de la JEC ont mis au centre de leur préoccupation l’avenir de l’Europe. Il y a bien-sûr la proximité des élections à l’occasion desquelles sont convoqués quelques quatre cents millions d’électeurs, ce qui constitue un événement politique majeur difficile à oublier. Mais une autre raison les a mobilisés : ces jeunes garçons et filles ont exprimé très clairement dans leur communiqué le fait qu’ils avaient conscience que leur avenir dépendait de celui de l’Europe. Deux préoccupations ont d’ailleurs fait l’objet de leurs échanges : au niveau politique, la fragilité des démocraties et l’avenir de la paix (en toile de fond les événements en Ukraine), et, au niveau social, le chômage des jeunes et l’abus des stages. Alors qu’aux élections européennes le parti des abstentionnistes risque d’arriver en tête  manifestant ainsi et selon les cas une déception, une perte de confiance, une opposition, voire une indifférence, les jeunes de la JEC ont en revanche prouvé qu’une conscience politique se développe à nouveau parmi eux. Il n’y a pas que la simple envie d’être actif pour être actif, il y a aussi celle de prendre des responsabilités dans leur milieu étudiant et lycéen, d’être des acteurs du monde de demain et des citoyens engagés. La JEC développe depuis plusieurs années une pédagogie dans ce sens.

 

Un réveil politique ?

Après mai 68 et une très forte mobilisation de la JEC, un large reflux avait été enregistré, le mouvement perdant de très nombreux jeunes. Le changement d’orientation pastorale des aumôneries vers moins d’engagement y avait été également pour quelque chose. Mais depuis une ou deux années, il semble qu’un mouvement inverse se confirme. A nouveau, la JEC se met à recruter : leur nombre aurait été multiplié par deux ou dans certains endroits par trois, même si, pour l’instant, partant de très bas, la tendance est encore discrète. Sans doute faut-il voir là les efforts des responsables dans les régions pour une meilleure organisation, mais peut-être aussi, face à la montées des inquiétudes en particulier au niveau économique, y-a-t-il un réveil politique chez les jeunes.

Reste une question : l’épiscopat, souvent échaudé dans le passé par la JEC sans éviter les crises, est-il prêt à soutenir plus qu’il ne le fait actuellement ce mouvement dans sa démarche soft auprès des jeunes pour une plus grande citoyenneté et une plus grande liberté de parole ?

 

Daniel Duigou

Tags from the story

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *