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L’attente

Je ne sais pas être en retard et quand cela m’arrive, j’en suis très malheureux.

Alors j’attends, j’attends chez le médecin, j’attends chez le dentiste, j’attends souvent mon tour, j’attends à Saint-Merry pour la messe ou pour les réunions, j’attends mon épouse adorée, j’attends le train qui lui n’attend pas. J’attends le métro en pensant avoir raté le précédent. J’aurai passé une partie non négligeable de ma vie à attendre.

Les enfants attendent le Père Noël, certains de mes copains attendaient le « petit jésus soviétique » …

L’exactitude étant la politesse des rois et comme je ne suis pas roi, alors j’attends.

Dans l’armée, pendant mon « service », j’ai beaucoup attendu, alors que l’adage militaire prétendait « qu’avant l’heure c’est pas l’heure, qu’après l’heure, c’est plus l’heure, que l’heure c’est l’heure ». C’est là probablement où j’ai le plus attendu… 27 mois c’est long, au fond du désert, à attendre la quille, alors que certains pensent que l’armée peut être formatrice !! J’ai même vu un copain, après plusieurs mois de séparation, assis au même endroit, avec toujours un balai à la main qui attendait.

Et nous, qui attendons nous ? Nos prédécesseurs dans la foi attendent toujours le Messie, nous, nous attendons son retour. L’histoire du peuple de Dieu est celui d’une longue espérance. Attendons-nous que l’Eglise soit vertueuse, composée de saints ? Ce serait tellement facile alors qu’une parabole nous prévient que le bon grain et l’ivraie seront mélangés.

François D.

Billet du dimanche 23 juin 2019

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