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Le don à l’heure du XXIème siècle

C’était un jour d’hiver comme les autres. Clair, avec un froid sec, un de ces jours où l’on se rapproche volontiers du radiateur. Le sans-abri au milieu de la place était avec sa guitare, comme d’habitude. Tout autour les passants passaient et les clients des restaurants se restauraient. Un homme est sorti et s’est dirigé droit vers le sans-abri et lui a tendu une assiette en carton remplie de raviolis. Ils ont discuté quelques secondes puis ils se sont séparés et les deux sont retournés chacun de son côté mais pour faire la même chose : manger.

Cette courte scène m’a renvoyé à tous ces moments où en passant devant un sans-abri je lui dis en tapotant sur mes poches : « désolé, je n’ai pas de monnaie ». J’ai rarement de la monnaie. Aujourd’hui on ne paye même plus par carte, on paye par téléphone.

On a tendance à concevoir le don sous une forme un peu archaïque, un chèque à Noël, le calendrier des pompiers, quelques pièces qui traînent dans le fond d’une poche. Les nouvelles formes de don apparaissent. Il y a un an presque jour pour jour, l’église Saint-François de Molitor, dans le 16e arrondissement, a inauguré le don et la quête sans contact, par carte ou par téléphone. Plusieurs autres paroisses partout en France et au delà de nos frontières ont également suivi le pas. Loin d’être une hérésie, ces nouvelles formes du don permettent à l’Église de le recueillir partout où il se trouve.

À quand le lancement d’une campagne pour doter tous les SDF d’un moyen électronique qui recevrait nos « oboles » dématérialisées ?

Edouard V.

Billet du dimanche 27 janvier 2020

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