Le feu sur la terre.

Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.

Lectures du 14 août 2016
1ère lecture : « Ma mère, tu m’as enfanté homme de querelle pour tout le pays » (cf. Jr 15, 10) (Jr 38, 4-6.8-10)
Psaume : Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18
2ème lecture : « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12, 1-4)
Evangile : « Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)
Introduction.

Amis de passage, habitués de ce lieu, de la paroisse,
bienvenu à tous dans notre assemblée pour la célébration !

« Le Feu sur la terre » :
tel est le thème que nous avons choisi
pour la célébration de ce dimanche.
Le feu qui embrase, le feu qui dévaste,
qui emporte tout sur son passage,
voici ce que Jésus est venu nous apporter,
nous rapporte Luc dans l’évangile de ce jour.

Annonce paradoxale, qui semble faire écho
à la période de violence que nous traversons.

A la différence près, que le feu dont parle Jésus
n’est pas celui qui laisse derrière lui la désolation,
mais un lieu où la vie peut reprendre,
sous une forme nouvelle, différente d’avant.
C’est le feu purificateur,
l’Esprit porteur de la vie
d’une vie éternelle – et donc du salut.

Mais le feu, c’est aussi l’appel à réagir en urgence,
urgence pour changer de vie,
pour mourir en quelque sorte à la vie ancienne,
c’est-à- dire à se convertir.
Ce passage, cette naissance à une vie nouvelle,
qui nous est donnée par le baptême, dans l’Esprit,
il nous faut l’entretenir à chaque instant.

Nous en faisons d’ailleurs l’expérience quotidiennement,
notamment dans notre relation avec l’autre.

Car Jésus apporte aussi la division,
non pas celle qui sépare,
mais celle qui préserve la différence,
qui permet de construire sur ses décombres
la paix et l’unification.
Quand elle nie l’autre, la division tue l’homme ;
par contre, quand elle reconnaît chez l’autre la différence,
elle lui donne la vie, et une relation
respectueuse de l’homme – peut s’amorcer.

Notre espérance de salut tient à cette capacité de mourir
pour faire triompher la vie – celle de l’Esprit.
Cette espérance serait vaine
si nous n’avions le Seigneur avec nous
« pour reprendre pied sur le roc »
et « raffermir nos pas »,
comme le dit le psaume que nous allons chanter maintenant.

Bruno de Benoist
Envoi/Conclusion

“Je suis venu apporter le feu sur la terre” : soyons réactifs !
Acceptons de nous laisser bouleverser, réveiller par le Seigneur.

Que chaque rencontre soit l’occasion
de développer un échange dans l’amour,
de construire la fraternité.
Demandons au Seigneur qu’il nous donne la force
de porter à la vie celles ou ceux que nous rencontrons,
et faire de nous des témoins de paix.

Bruno de Benoist

 

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