Le Kosovo, liens à reconstruire

Aujourd’hui les violences entre Serbes et Albanais sont plus rares et pourtant le communautarisme, par une situation économique et politique difficile, reste latent. Serbes, Roms et Albanais ; orthodoxes, musulmans et catholiques ; comment cohabiter lorsque les blessures du conflit sont encore vives ?

KOSOVO expoEquilibrium Kosovo présente
« Kosovo : reconstruire les liens entre les communautés. »
Conférence – 6 mars – 20h – église Saint-Merry
Exposition – 7 au 16 mars – église Saint-Merry

 CONFÉRENCE
Equilibrium Kosovo propose pendant le vernissage de l’exposition une conférence sur le thème “Kosovo : Reconstruire les liens entre les communautés”. Au cours de cette conférence interviendront :
– Anne-Isabelle Barthélémy, responsable Europe de l’Est au CCFD-Terre Solidaire.
– Jean-Claude Schlumberger, chef de la mission de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) au Kosovo.
– Colonel (er) Jacques Hogard, ancien commandant des forces spéciales au Kosovo pendant le conflit de 1999, auteur du livre « L’Europe est morte à Pristina »,
– Nikola Mirkovic, auteur du livre « Le martyre du Kosovo. »
– Hazis Vardar, directeur de théâtres à Paris.

CONTEXTE
Kosovo. Cette ex-province serbe des Balkans, semble tombée dans l’oubli. Il y a quinze ans, l’OTAN y intervenait contre le régime de Milosevic et le Kosovo était propulsé sur le devant de la scène. Aujourd’hui les violences entre Serbes et Albanais sont plus rares et pourtant le communautarisme, par une situation économique et politique difficile, reste latent. Serbes, Roms et Albanais ; orthodoxes, musulmans et catholiques ; comment cohabiter lorsque les blessures du conflit sont encore vives ?

La conférence s’articule autour de trois axes principaux : l’éducation, la revendication du patrimoine et le rôle des associations.
L’éducation tout d’abord, puisque le banc de l’école est le premier lieu de l’apprentissage du vivre-ensemble. Au Kosovo les systèmes scolaires serbes et albanais sont séparés ; les enfants des deux communautés ne se connaissent pas et ne parlent pas la même langue. L’histoire et l’identité du peuple s’enseignent à l’école, or comment s’entendre quand chacun revendique une version différente ?
Le patrimoine est un autre facteur identitaire clivant. En effet, le Kosovo représente pour une grande partie des Serbes le berceaude leur peuple.
C’est au Kosovo qu’a eu lieu la défaite de Kosovo Polje contre les Ottomans, événement central dans la culture serbe. L’Église orthodoxe serbe a joué un rôle fondamental dans la région, où l’on trouve des monastères et des églises remontant au XIIIe siècle, véritables joyaux de l’art byzantin. Peut-on forger une unité autour de ce patrimoine et s’accorder sur un patrimoine kosovar commun ? Enfin, dans un pays où la corruption de l’état et une situation économique difficile n’aident pas à reconstruire des liens, les initiatives associatives et personnelles sont primordiales. En favorisant la rencontre de l’autre et la reconnaissance du passé, elles aident à abattre les préjugés qui se sont érigés entre les communautés.

EXPOSITION
C’est cette question des relations inter-ethniques au Kosovo qui a poussé trois jeunes étudiants à monter cette exposition. Pour la préparer ils se sont rendus sur place en juillet 2014.
L’exposition, au travers de photos, de sculptures et de dessins, propose une réflexion sur la situation du pays, la signification de l’appartenance identitaire et la reconstruction des liens entre les communautés du Kosovo.

INFOS PRATIQUES
Église Saint-Merry : entrée libre de 15h. à 18h. , (12h. à 18h. dimanche), 1, 4, 7, 11 et 14 mars. Métro Châtelet–Les Halles, Hôtel de Ville, Rambuteau.

 

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