« Le loup habitera avec l’agneau »

Année A
2ème Dimanche de l’Avent
8 décembre 2013

 

 Lectures

  • Lecture du livre d’Isaïe Is 11, 1-10
  • Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains Rm 15, 4-9
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 3, 1-12

 

Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.
La vache et l’ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage (Is. 11).

8 / 12 : Revue des nouvelles

La mort de Nelson Mandela a dominé toute l’actualité de la semaine, avec l’effet amplificateur dû à la surenchère propre à ce type d’événement.
Ceux qui sont de la même génération que Nelson Mandela ont suivi en direct tout au long de leur vie, son histoire, l’histoire de son peuple et celle de son pays, pour l’établissement d’une société apaisée et y ont reconnu la leur. Ils ont espéré, lutté comme lui, à leur place et pour des causes d’ampleur différentes, et parfois, comme lui, ils gagné. Un combat non-violent, c’est le paradoxe de cette histoire.
La paix n’est pas encore tout à fait au rendez-vous, mais Mandela a orienté l’histoire dans le bon sens. Je ne retiendrai que l’une de ses formules choc : « l’oppresseur doit être libéré autant que l’opprimé ». Le PARDON depuis Mandela, n’est plus une attitude passive, c’est une force et l’une des clefs de la PAIX, avec la justice et la liberté.
Une fois quitté la vie politique et le pouvoir, il a entamé un autre combat, cette fois contre le SIDA, épidémie qui a fait des ravages en Afrique, et qu’il avait nié jusqu’à ce que son propre fils en soit victime. Ce combat aussi, il a su le mener vers succès.

Vienne Seigneur ton jour

La France déploie ses soldats en Centre-Afrique pour stopper un massacre aussi absurde et effrayant que celui qui avait ensanglanté le Ruwanda. Les causes sont différentes. Aujourd’hui des bandes de mercenaires, venus de Lybie, du Soudan et du Tchad, laissés à eux-mêmes par celui qui les a fait venir et ne les contrôle plus, musulmans en pays chrétien, se paient sur le territoire conquis.
Cette semaine notre ami Donatus est passé nous voir en se rendant dans sa famille. Son témoignage est simple et terrifiant : « nos voisins, à côté de qui nous vivions en amitié depuis des années, sont devenus du jour au lendemain nos ennemis mortels ». Sa famille a dû quitter sa maison pour fuir.
La Paix par les armes n’est pas la paix, elle est l’équilibre de la terreur. Les conférences internationales se succèdent. Qui permettra aux amis d’hier de redevenir les amis de demain.

Vienne Seigneur ton jour

Cette actualité brulante repousse au second plan les incendies qui continuent, les situations insupportables qui deviennent le bruit de fond du monde.
Les révoltes des peuples pour plus de liberté et de démocratie continuent partout dans le monde, chacune originale, comme aujourd’hui en Ukraine, mais reliées en profondeur les unes avec les autres par un même sens de ce que l’humanité doit être.
Sachons écouter les appels et les cris qui veulent nous réveiller, ils émanent souvent d’associations et d’ONG :
– Médecin du monde nous alerte sur la situation des hôpitaux et des personnels soignants qui, en Syrie, sont la cible des forces de destruction.
– Encore plus lancinant et trop discret l’Appel « d’enfants du monde » que nous relayons ce matin.

Vienne Seigneur ton jour

Jacques Merienne

 

Vous avez remarqué qu’il y avait de nouveaux venus aujourd’hui… ? Chaque dimanche, jusqu’à Noël, d’autres personnages vont les rejoindre et s’acheminer dans notre église devenue cette année… LA CRECHE ;oui,comme l’a dit Daniel et c’est son idée, notre belle église de Saint Merry toute entière est la crèche.
Seuls, à plusieurs, jeunes, vieux, nous les rencontrons chaque jour, ils sont avec nous. Ensemble nous marchons, comme les bergers (certains préfèrent : les rois mages) guidés par l’étoile, pour accueillir le mystère de Noël et découvrir l’évènement d’une naissance, qui donne la possibilité de renaître à nous -même ( avec les couleurs de Stephen SACK )

Sabine Morin

Violence que vivent les enfants

Lorsque les enfants-soldats sont kidnappés, ils sont drogués pour passer par des rites difficiles à évoquer, avant de devenir machines à tuer.

A longueur de journée, enfants ensachant la drogue, drogués à force des respirer cette poudre. Certains, initiés au maniement des armes, sont chargés de faire disparaître le concurrent, et par précaution, disparaissent aussi.

Petites filles violées, quelquefois très jeunes. Nous en connaissons qui se sont réconciliées avec leur corps grâce à l’apprentissage du cirque.

Enfants petits domestiques, placés ou dans leur famille, battus : ils arrivent à “ prendre “ la rue.
On survit, on meurt dans la rue : au bout de 4 années, pour la moitié d’entre eux, c’est la mort.

On les appelle “jetables “ en Colombie, “ poussières de vie “ au Viet Nam, pour les petites de Tana à Madagascar, c’est tapis verts “,
mais à Lomé, au Togo, l’équipe de Marem parle de “ petits frères de la rue “.

Douce Couprie