Le partage de la Parole… c’est ici

Oui, nous vous proposons cet espace pour un partage via internet autour des textes liturgiques du dimanche. À vos plumes ou… à vos claviers !

Lire, méditer, partager… la Parole. Nous le faisons chaque semaine lors de la préparation de notre liturgie dominicale.
Désormais, ce temps-là nous est interdit, coronavirus oblige.
Nous vous invitons donc à poursuivre cette expérience sur notre site avec la liberté qui est la vôtre, mais aussi avec responsabilité, sans trop s’éloigner des textes.

Vous pourrez lire les textes du dimanche en cliquant sur « Lectures du dimanche » dans le panneau de notre site, à droite.
N’hésitez pas à poster vos commentaires, en bas de cette page ! C’est par ce biais que nous allons partager !

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10 Comments

  • Insomnie cette nuit… vous partage les lignes qui en sont sorties, en pensée avec vous par cette communauté étrange :

    Dimanche sans un buis

    Hier en nos logis, nul rameau tout béni.
    Au diapason de notre temps,
    A l’heure du divin en tourment,
    Du divin trop présent, trop puissant, du divin trop absent.
    Hier, ni grands chœurs ni hautes liturgies.
    Pas de sacrement.

    Mais dehors, dans la cité,
    Les pommiers, les poiriers
    Déjà tout blancs fleuris.
    Et les grands arbres couverts de nids et de vie.
    Et sur les fleurs, le soleil, qui de nos peurs sourit.
    Passent nos erreurs,
    Passent nos terreurs,
    Dehors, leurs pétales en vitrail percent l’ombre,
    Dedans, leurs teintes travaillent
    En éventail, déploient le jour,
    Chassent le sombre.

    Et pour nos pleurs,
    Grands offerts,
    De vastes espaces de pleins silences,
    Les mains vides, les branches toutes tendues grandes ouvertes.
    Et le tendre vert du printemps
    Qui fissure tout le dur ciment gris
    Des routines qui crient,
    De tout ce qui n’en peut plus.
    Et l’immense bleu du ciel qui s’étend,
    Enfin lavé,
    Guéri des cicatrices des folles courses de nos aéronefs.
    Et le merle enchanteur.

    Je me tairai sans crainte.
    Car enfin vraiment j’entendrai.
    Au moins de temps en temps.
    Libérée du silence de glace.
    Sauvée de l’indifférence crasse
    Qui pour le coeur n’a nulle place.
    Pour un dimanche au dedans.
    Un jour sans bruit ni sortie.
    Pour des Rameaux sans buis.

    Doucement je tendrai le coeur.
    Du fond de son oreille en quête,
    Du creux de son secret,
    J’entendrai enfin
    Les seules réelles présences,
    Celles qui tendrement rayonnent depuis le fond de vos demeures,
    Sans juger pour toujours, sans pour toujours laisser.
    Cœurs jamais vraiment las d’aimer.
    Jamais tout à fait las d’apprendre.
    Jamais totalement las d’attendre et de nous espérer.

    Et dans mes bras, comme on chante,
    Avec tout le tact possible,
    Si le coeur vous en dit,
    J’embrasserai vos noms amis.
    Printemps en éternel aurore
    Seuls vrais rameaux
    Pour ensemble célébrer la vie sans prix qui ne cesse de venir
    Pour ensemble célébrer la Pâque des nuits transfigurées
    Des jours nouveaux à enfanter
    De l’avenir nouveau à inventer.

    Alexandra N,
    lendemain des Rameaux en ce confinement 2020

  • En appuyant sur « Lecture » on arrive effectivement sur le site AELF, mais c’est une page vierge ( au moins pour moi !)
    il faut ensuite aller sur les index en haut à gauche de cette page pour choisir « messe », et ensuite apparaissent les textes du jour même
    Enfin sur cette page il faut aller sur les index en haut à droite et choisir une date celle du dimanche par exemple. Et là on obtient tous les textes du dimanche…

    N’est-ce pas trop compliqué? cela ne risque-t-il pas de décourager les bonnes volontés…

    • Nous venons de refaire tous les tests nécessaires. Tout fonctionne correctement. Les lectures s’affichent.
      Le problème vient du site aelf.org ou, plus probablement, de votre ordinateur ou de votre navigateur internet.
      Cela est compliqué : peut-être. Mais nous n’avons rien de plus simple à vous proposer pour l’instant.

  • Poème d’Eluard recueil le Phénix
    La nuit n’est jamais complète
    Il y a toujours puisque je le dis
    Puisque je l’affirme
    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée
    Il y a toujours un rêve qui veille
    Désir à combler faim à satisfaire
    Un coeur généreux
    une main tendue vers une main ouverte
    Des yeux attentifs
    Une vie la vie à se partager

  • L’aveugle de naissance

    Jésus vit sur son passage
    un homme aveugle de naissance.
        Ses disciples l’interrogèrent :
    « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
    pour qu’il soit né aveugle ? »
        Jésus répondit :
    « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
    Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
    se manifestent en lui.

    En ce temps de pandémie,  jusque dans notre église certains se dressent, évêques en tête,  pour dire  : il faut jeûner, il faut prier, il faut faire pénitence ! Comme si cette maladie qui envahit le monde était liée au péché, à une punition de Dieu, à un Dieu tout-puissant qu’il faudrait amadouer pour que cesse la pandémie…

    Mais punition, péché, faire pénitence, jeûner, qu’est-ce que tout cela veut dire face à une situation de ce genre qui nous échappe ?
    Certes nous nous sentons tout petits, en grande partie voués  à l’impuissance…
    Mais le vrai jeûne, le vrai Carême n’est-il pas d’apprendre à être debout aujourd’hui , à aimer, à vivre positivement et le plus  pleinement possible ce confinement, que l’on soit seul(e) chez soi, en couple, avec les enfants présents ?…

    Si nous tentions,  quelque soient les hauts et les bas, d’expérimenter  de vrais liens de partage, d’écoute et d’acceptation avec ceux qui vivent notre confinement ou toutes nos autres rencontres dues à cette situation de pandémie  ( obligations professionnelles, bénévolat ,etc.)?
    Et si nous transformions les jeûnes décidés  et les consignes de pénitence pour ce carême, en prise à  bras le corps de ce quotidien exceptionnel dans son aridité, ne serait-ce pas suffisant ?
    Etre des hommes et des femmes debout et aimant  c’est cela, à mon avis, le seul jeûne important.
    Et alors le rêve de Jesus sur nous se réalisera : faire de nous des vivants.
    Comme Jésus le dit à l’occasion de la guérison de l’aveugle :
    « C’est pour que les oeuvres de Dieu se manifestent en lui »… en eux…

    Jean-Luc  18 mars 2020

    • Merci Jean Luc, tout a fait d’accord avec toi; j’ai trouvé depuis une semaine, une vraie nourriture spirituelle dans certains journaux en ligne, ou des textes ou vidéos que je reçois sur ma boîte e- mail, et j’en fais recirculer un peu au milieu des photos, vidéos et histoires drôles qui se multiplient (mais cela fait du bien de rire dans ces circonstances ) tandis que d’autres productions me font grincer des dents !
      De toutes les manières, ce ne sera pas un carême comme les autres:  » avance en eau profonde,soyez mes témoins  », bravo à ceux qui avaient choisi ce thème…

    • Merci Jean-Luc pour le rappel de ce texte de l’aveugle.
      Qui sommes-nous pour juger ce qui est? Qui sommes-nous pour parler de punition? Penser que le jeu de la Vie n’est pas parfait, n’est-ce pas nous croire plus grands que Dieu créateur?
      Je choisis aujourd’hui de ne pas relayer ni même écouter les critiques, jugements, recherches de boucs émissaires, polémiques, …, dans la crise actuelle, mais de me tourner à l’intérieur et tenter de répondre à cette question: « qu’est-ce que cette crise me fait vivre à l’intérieur? qu’est-ce surtout qu’elle me permet de changer, de transformer en moi ? »
      N’avons-nous pas là une occasion inédite de vivre une expérience profonde d’alignement et d’ouverture? de partage et d’écoute comme le rappelle Jean-Luc? de présence à soi, aux autres?
      J’ai certes la chance immense de vivre ce confinement dans des conditions privilégiées, mais n’est-ce pas alors une responsabilité que de la saisir?
      Je ne veux surtout pas voir dans l’irruption dans nos vies de ce Covid19 un désastre seul, mais une opportunité inédite, formidable, de repenser notre humanité, de la faire progresser.
      Gratitude.

  • Initiative super.
    Dommage que le lien avec les textes ne marche pas, au moins pour moi !
    Oui venons nous secouer les uns les autres pour nous nourrir de la parole partagée.
    Merci du message de l’équipe pastorale qui vient ainsi nous relier et accomplit cette fonction fondamentale du curé : prendre soin de la communauté .
    Oui merci encore de ces initiatives et de votre souci de nous proposer de vivre ensemble ce temps.
    Merci de faire passer le message à l’EP… si je ne suis pas sur le bon canal de transmission !
    Et merci à toute l’équipe COM
    Amitié
    Jean-Luc

  • « Ma nourriture, c’est d’accomplir l’œuvre de Celui qui m’a envoyé » (Jean 4, 5-42). L’accueil de jour des SdF (https://lamaisondelamitie.fr/) de mon quartier (La Défense) a fermé, ils errent en bande (!!) sans pouvoir prendre de douches, sans point d’eau (les toilettes du centre commercial tout proche sont fermées), et quelques difficultés supplémentaires pour trouver de la nourriture. Ils ont fait confiance à cet accueil, les voilà perdus. Avoir l’audace de remettre une solution de fortune sur pied, quelle belle nourriture à partager ce serait, dans une confiance retrouvée.

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