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Le premier jour de la semaine

Quand je m’absente de Paris, c’est pour rejoindre mon village québécois.

Au Québec, dès novembre, les calendriers de l’année suivante fleurissent sur tous les comptoirs : calendrier du garagiste, de l’épicier, des scouts, de la municipalité… Sur tous ces calendriers, tous les agendas, la semaine commence le dimanche. Apparemment, ça ne change pas grand-chose. Au temps de la pêche, au temps de la chasse, temps chaud ou temps frais, les citadins sont au volant. Les autoroutes sont congestionnées le vendredi soir dans un sens et le dimanche après midi dans l’autre. Les parkings des supermarchés et des centres de bricolage sont bondés.

Pour moi, ça change tout.

En France. Peut être n’oubliez vous jamais Dieu. Moi, si. Je ne l’oublie pas mais il peut attendre ; il a l’éternité devant lui et pas moi. Les heures coulent. Les jours filent. Heureusement, le dernier jour, le dimanche, il y a une heure de rattrapage, une heure de messe où je le retrouve. Il était temps !

Au Québec. Ma semaine s’ouvre par ce rendez-vous avec Dieu. Elle en est imprégnée, influencée. Les lectures, les prières en communauté laissent une empreinte et je suis la trace.

C’est tout bête. En France, il suffirait de faire comme si. Ça ne marche pas. Il y faut la ligne sur le calendrier. Il y faut les autres. Il y faut cette accoutumance collective : le dimanche est un commencement.

« Le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vont à la tombe. »

Joëlle C.

Billet du dimanche 23 décembre 2018

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