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Le Seigneur est tendresse et plein d’amour

Dimanche 23 février

PREMIÈRE LECTURE  (Lv 19, 1-2.17-18)
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »
PSAUME  (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)
Le Seigneur est tendresse et pitié.
DEUXIÈME LECTURE  (1 Co 3, 16-23)
« Tout est à vous, mais vous, vous êtes
au Christ, et le Christ est à Dieu »
ÉVANGILE  (Mt 5, 38-48)
« Aimez vos ennemis »

Mot d’accueil

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous, les amis de la Communauté, les amis de passage. D’où que nous venions, de près ou de loin, c’est le même Seigneur qui nous rassemble, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Les textes du jour sont dans la continuité de dimanche dernier. Jésus continue de relire et d’interpréter les dix commandements et nous rappelle qu’il n’est pas venu pour abolir la Loi mais pour l’accomplir.
Mais à la lecture de l’Evangile de ce jour, on pourrait dire que Jésus franchit un cran supplémentaire dans les exigences qu’il nous adresse. Il ne nous demande pas seulement de ne pas regarder la femme du voisin avec envie, mais bien plus, il nous demande d’aimer nos ennemis, de tendre la joue quand on est frappé, ce qui est tout de suite plus difficile. Paul ne s’y trompe pas et ne minimise nullement l’ampleur de la tâche, puisqu’il écrit dans l’épître que nous lirons tout à l’heure qu’il faut devenir fou pour devenir sage, c’est dire.
Pourtant, lors de la préparation, nous n’avons pas choisi comme phrase du lutrin « Aimez vos ennemis », mais nous avons plutôt retenu « Le Seigneur est tendresse et plein d’amour ». Plutôt que de nous placer dans la continuité de ce qui a été dit, et très bien dit, dimanche dernier, nous avons voulu rappeler que ce qui rend possible cette exigence extrême, c’est l’amour infini de Dieu pour chacune et chacun de nous.

Au début de cette Eucharistie, nous voyons bien combien nous sommes marqués par cette sagesse du monde, qui nous dit de répondre coup pour coup. Nous voyons bien à quel point nous sommes éloignés de la folie de Dieu, en étant attachés à ce que nous croyons être du bon sens. Mais dans le même temps, nous sommes venus ici ce matin parce que nous nous mettons humblement face à lui, parce que nous voulons lui rendre grâce pour tous les bienfaits qu’il nous prodigue, pour tout l’amour qu’il nous donne, un amour si grand qu’il va jusqu’à mettre loin de nous nos fautes, nos faiblesses, nos manques, nos lâchetés, nos compromissions.

Alors, bénis le Seigneur ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits.

 

Envoi

Soyons fous. Soyons fous pour oser la non-violence. Soyons fous pour oser rompre le cycle infernal des représailles. Soyons fous pour oser pardonner en toutes circonstances. Soyons fous pour donner sans compter. Jésus lui-même nous a montré la voie, et Dieu l’a exaucé. Des hommes et des femmes illustres nous ont montré ce pouvoir de la non-violence, de Nelson Mandela à Martin Luther King, de Gandhi à Mère Térésa, et ont fini par l’emporter.
Alors, oui, abandonnons la sagesse de ce monde et rejoignons la folie de Dieu, ce Dieu dont la seule puissance réside dans l’amour infini qu’il nous donne.

Vincent Moreau
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