Le passage, huile, © Jacqueline Casaubon, 2006

Le si grand, l’immense

Une variation sur le psaume 104, le « cantique des créatures » de l’Ancien Testament. Par Jacqueline Casaubon.

Bénie sois-tu
Lumière de nos attentes
Quand le Grand Obscur s’installe une fois l’an
Sur les pays blancs et glacés,
Tu déposes dans le cœur de l’homme
L’espoir d’une lueur dans la nuit.
L’homme invente des luminaires

Payage, © Jacqueline Casaubon 2012

Il guette le retour de l’astre solaire
Il est là au rendez-vous, il connait tout de son séjour
Et les adieux douloureux.
Il construit ponts, passerelles et barrages.
Plus loin refleurira le désert.

Bénis sois-tu pour ta création
Vivante et magnifique.

En levant les yeux,
L’homme émerveillé, s’est senti appelé.
La lune a été visitée.
Des premiers pas qui ne s’arrêteront pas là.
Muni d’appareils sophistiqués,
Il va toujours plus loin, jusques à quand ?

Toi le si Grand,
L’Immense,
Qu’on ne peut nommer,
Ne serais-tu pas
Celui qui habite
Le cœur de l’homme
Dans le plus profond silence ?

Jacqueline Casaubon
16 février 2017

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