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Le Socle ne prend pas de repos en hiver…

Saint-Merry s’habitue à ce gentil voisin, plutôt étrange, mais beau et pur. Le petit piédestal  du XXIe aime l’ombre ou la protection de l’église du XVIe. Les habitants et commerçants du quartier, eux qui ne fréquentent pas l’église, se sont appropriés autrement l’environnement de Saint-Merry et notamment cette placette autrefois repoussante. Toutes les composantes du projet se mettent progressivement en place. Les œuvres installées sur le Socle durant trois mois arrêtent les regards et les passants : ce fut la Nuit Blanche en octobre, puis le grand buste blanc mêlant code de la culture classique et le langage informatique jusque fin janvier.

Bakstrit de Structure-couple

Tout est sujet à clin d’œil léger sur l’art contemporain avec le www.lesocle.paris qui commente cette aventure d’Embellir Paris. Alexandre Calder disait déjà « L’art doit être joyeux et jamais lugubre ».

Entre deux œuvres, durant la période d’un mois où le socle est nu, surviennent divers évènements culturels et sociaux sortant de l’ordinaire et associant le quartier.

Aka-Oni de Yumi Fujitani

Du 28 au 31 janvier, quatre soirées chorégraphiques inouïes ont permis de découvrir  le mouvement des corps subsitué à l’immobilisme de « Untitled (Loading …) » Le Socle est suffisamment plastique et polyvalent pour transformer un dessus de piédestal en  une minuscule scène de danse, vue de tous. (Voir les petites vidéo sur Voir et Dire)

Mardi Gras. Les enfants en atelier artistique avec le Musée en Herbe et L’Atlas

Le 25 février, Mardi gras, les enfants des écoles ont participé à un atelier artistique avec les médiatrices du Musée en Herbe et un grand artiste calligraphe du Street Art : L’Atlas. Trois commerçants du quartier ont soutenu l’initiative en proposant un goûter royal de crêpes, de bugnes, cookies et de chocolat chaud aux enfants et parents. Le Socle crée du liant.

Et tout cela, en attendant le vernissage d’une œuvre poétique et lumineuse de Laurent Perbos le jeudi 5 mars, 18h.

Et si les paroissiens et le Centre pastoral prenaient part à cette dynamique artistique favorisant la rencontre et l’accueil des anonymes de la ville, élargissant les liens paroissiaux ? Entre le Socle et l’église, il y a une rue de 4m !

 

Jean Deuzèmes

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