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L’église Saint-Merry

Saint-Merry est une communauté dont la vocation est la modernité en Église. Elle porte le nom d’un saint dont on ne sait pratiquement rien, mais qui a suscité la dévotion en un lieu précis jusqu’au début du XXe. Et maintenant ?

Un saint dont on ne sait pratiquement rien

On connaît peu de choses sur le saint Merry de l’histoire (Merry, Merri, Médéric ou Medericus), hormis le jour de sa mort mentionnée dans  le martyrologe écrit par Usuard au milieu du IXe siècle : IV Kalend.sept (29 août) Parisiis, depositio…Mederici presbyteri… Medericus nunquam fuit episcopus, sed primum monachus, dein abbas alterius ex duobus monasteriis quae tunc temporis Augustoduni erant ; tandem Parisiis, causa orationis venerat, vitam morte commutavit, die quarto kalendarum septembrium. Saint Merry a bien existé, mais on ne connaît pas l’année ni même le siècle de sa mort : IXe ? VIII? 700, comme l’indique le Dictionnaire des saints ?

Saint Merry n’a laissé aucune œuvre écrite.

Du martyrologe, on pourrait aussi présumer que Medericus est le saint fondateur d’un monastère qui aurait existé à cet endroit, mais qui n’a pas duré longtemps, puisqu’il n’a pas laissé de trace dans l’histoire.

Il était prêtre et moine.

C’est pour cela qu’il est représenté avec un vêtement noir monacal dans l’œuvre de Simon Vouet (1640), L’adoration du Nom divin par quatre saints, tableau majeur dans l’ensemble des peintures de l’église. L’abbé Baloche, dans son travail important en deux tomes sur l’histoire de l’église, ainsi que le Dictionnaire des saints  reprennent des textes, dont ils ne citent pas les sources, et racontent, ou plutôt invente, une vie du saint, le faisant abbé du monastère Saint-Martin d’Autun ayant reçu le don des miracles et accomplissant des choses merveilleuses. Il aurait ainsi préféré la vie d’ermite à sa charge d’abbé, mais l’évêque l’en aurait empêché. C’est seulement très âgé qu’il serait monté à Paris, avec son disciple Frodulphe et se serait fixé à côté de l’ancienne église « Saint-Pierre-des-Bois », dont on n’a pas de trace archéologique. Cependant les textes attestent que cette église a bien existé et a été fondée à l’emplacement d’un oratoire « très ancien » consacré à saint Pierre. C’est vraisemblablement là que saint Merry mourut. Très tôt, autour de ce qui a dû être sa tombe, s’organisa la dévotion publique à ce saint ermite. La tradition parle de miracles, de faveurs obtenues, etc. Aussi, l’évêque de Paris, Gozelin, le fit enterrer dignement dans la crypte de cette église en 884, ce qui atteste qu’il bénéficiait d’un culte. Eudes le Fauconnier, probablement un des organisateurs de la défense de Paris contre les Normands en 886, entreprit la reconstruction du sanctuaire  sous le patronage de saint Pierre et de saint Merry. On a une référence à Odo inscrite au centre du dallage du chœur. L’église s’organisa en fonction de cette dévotion populaire et grandit matériellement grâce aux donations et à des biens fonciers qui rapportèrent beaucoup de revenus ; cette gestion fut efficace et est à l’origine de grands investissements pendant plusieurs siècles. Ce fut une église riche pendant quelques siècles. Mais au XIXe, elle devint l’église d’un quartier pauvre qui fut au cœur d’insurrections populaires en 1832 (cf. Les Misérables  de Victor Hugo). L’église a dû posséder un « caractère paroissial » dès la fin du XIe siècle. Saint-Merry : visite et repères from Voir & Dire on Vimeo.

Saint-Merry : foules, piété et prière au centre de Paris

Les restes du saint furent déposés dans une chasse placée probablement au-dessus de l’autel principal. Avec les transformations successives du bâtiment, la chasse du saint changea plusieurs fois de forme et de nature, devenant de plus en plus riche : bois, argent, or. Elle a désormais complètement disparu. En 1753, fut accrochée une Gloire en bois doré sculptée par les frères Slodtz. Placée au-dessus de la chasse, cette décoration accentuait théâtralement la mise en scène de la dévotion au saint depuis l’entrée principale. Piganiol de la Force, un critique de l’époque qui dénonçait « les prodigalités et l’argent perdu », en fait la description suivante : « Le grand autel est isolé en forme de tombeau, orné de consoles de bronze doré dans la face et dans les encoignures. Quatre anges de grandeur naturelle et de couleur de bronze, sont placés derrière l’autel, contre les piliers des arcades, et élevés à six pieds de hauteur sur des socles circulaires qui ne portent pas de fond. L’arcade du milieu du chevet est fermée dans le haut par une gloire très dorée et très rayonnante avec des têtes de chérubins. Cette masse de dorure fait une confusion qui fatigue les yeux, sans satisfaire le goût, et c’est là qu’est placée la suspension. » L’autel et la chasse furent démontés au XIXe, pour être remplacés par un autel, une grande croix et deux grands anges en plâtre, conformes à la nouvelle piété. Il reste cependant la gloire avec notamment deux petites têtes d’anges qui regardent vers le sol, dans la direction où se trouvaient les restes du saint. L’aménagement qui subsiste aujourd’hui exprime symboliquement un fait important : le culte à saint Merry a disparu. Quand le visiteur et le touriste regardent la splendide Gloire de bois doré, ils sont devant le vide laissé par les ossements de Medericus. Il ne reste que des traces lointaines et ténues de l’origine de la fondation de l’église, dont la grande inscription en pierre dans la dalle à la croisée du transept, qui date du XVIIIe. Par ailleurs, trois tableaux représentent saint Merry. Les raisons de se rassembler aujourd’hui dans l’église Saint-Merry ont changé. La légitimité du rassemblement n’est plus la dévotion au saint. C’est désormais aujourd’hui avant tout le lieu de rassemblement d’une communauté dynamique et très diverse dans une Église parisienne, française ou occidentale qui ne cesse de perdre ses effectifs. Si le bâtiment Saint-Merry continue à attirer des touristes et de nombreux visiteurs c’est à cause de son patrimoine actuel et de sa dynamique culturelle (jusqu’à 20 000 personnes lors des Nuits blanches de chaque premier WE d’octobre). Dans un monde sécularisé et globalisé où le tourisme, le divertissement et la culture ont pris le dessus, le lieu où l’on fait la queue le dimanche, c’est le bâtiment d’à-côté : le Centre Pompidou, avec ses expositions et sa bibliothèque publique. Dans la nouvelle configuration urbaine parisienne, l’église a un avantage : elle est bien placée par rapport au second. Les deux bâtiments implantés face à face sont indifférents l’un à l’autre, et pourtant, par leurs activités, ils ont un point commun : les activités de l’esprit. Et pourtant, dans ces grands changements de la société et de Paris, l’église est resté le lieu d’une certaine piété populaire ; on continue à y venir prier mais pas devant les restes du saint ou devant son image. Les lieux du recueillement sont le Saint Sacrement, Notre-Dame, sainte Thérèse, saint Joseph et saint Antoine. Le saint Merry du VIIIe n’est que l’ombre tutélaire du lieu. Mais l’homo urbanus a toujours besoin de s’arrêter et de prier…  presences | absences Nuit Blanche Paris 2012 from Juan Rzmv on Vimeo.   La prière et l’action de grâce demeurent des éléments forts pour la communauté chrétienne qui vit à Saint-Merry, même si les formes adoptées sont plus libres ou imaginatives et diffèrent souvent de celles d’une église plus traditionnelle et plus rigide. Les célébrations du dimanche attirent un grand nombre de personnes de toute la région, car elles sont vivantes, chantantes et toujours nouvelles. Elles sont préparées à l’avance avec les laïcs qui font souvent les commentaires des textes liturgiques.  La Chaire et la Gloire de Saint-Merry from Voir & Dire on Vimeo.

Saint-Merry, une église dans Paris, l’un et l’autre en transformation permanente

La première église de Saint-Pierre-des-Bois avait probablement supplanté un culte païen et bénéficiait déjà d’une localisation particulière, ce qui explique peut-être sa dynamique première. Au VIlle, elle se trouvait en effet déjà sur le grand axe romain Nord Sud de Paris vers la Flandres, l’actuelle rue Saint-Martin, l’autre grand axe Est-Ouest étant, de fait, la Seine. Il est probable qu’une voie existait aussi à l’emplacement de la rue de la Verrerie. À un tel emplacement, avec un tel saint, l’église devait donc être très fréquentée, comme l’atteste sa richesse. Si Medericus a pu trouver un lieu d’ermitage proche d’une petite église, portant le nom de Pierre, l’apposition « des bois » indique que le milieu était rural. Cette église fut rapidement insérée dans les limites de protection de la ville, et notamment en 1190  elle se trouvait à l’intérieur de la première muraille de pierre de Paris, celle de Philippe Auguste, qui servit même de limite nord à cette paroisse Saint-Merry, vaste foncièrement. La ville était encore petite. La rive gauche était le lieu de la ville romaine, des thermes et plus tard de l’université, mais c’est sur cette rive droite que se développèrent très tôt les activités marchandes, avec les halles proches. La vie et le développement de cette église et de ses dépendances furent complètement en symbiose avec le tissu médiéval urbain de l’époque. Les rues, désormais piétonnes, qui l’entourent sont d’ailleurs restées identiques dans leur largeur et leur positionnement. Comme elle connut probablement très tôt les foules, l’église s’agrandit plusieurs fois. Lorsqu’elle fut reconstruite, au XVIe, elle était bien en centre ville, le terrain manquait, la ville l’enserrait complètement. Cette église était le lieu d’une intense vie de quartier, avec ses conflits et ses activités, elle avait une économie propre qui a permis le financement de ses extensions, de ses aménagements et de sa décoration, ce qui n’est plus le cas actuellement. Les gravures du XIXe montrent une église totalement encastrée dans des petits immeubles avoisinants. En particulier, il n’y avait pas de large place de dégagement devant le porche d’entrée ; l’étroite rue Saint-Martin devait être toujours encombrée. La ville grouillait jusqu’à ses pieds, elle l’enlassait comme en témoigne aujourd’hui l’entrée par la rue de la Verrerie, puisque l’on pénètre dans un immeuble du XVIIIe, tandis qu’un hôtel et un café demeurent encore imbriqués dans la façade sud. Sur son flanc nord était incorporée une rangée de maisons qui n’ont été détruites qu’en1950. Mais, en dépit de ces contraintes, l’atmosphère intérieure était lumineuse, du fait de la hauteur de la voûte et de la qualité de son architecture. Avec le changement de la spiritualité, et afin de lire plus facilement les textes, elle devint plus claire encore au XVIIIe lorsque le clergé a changé une grande partie des vitraux colorés datant de l’époque médiévale tardive ou renaissante en verrières blanches. La grande mutation de l’environnement de cette église est récente et liée à la stratégie moderniste de la Ville de Paris à partir de 1960. En effet, la ville avait encore un très vieux tissu médiéval car, au XIXe, Haussmann n’avait transformé Paris que par parties. La question des quartiers insalubres ainsi que celle de l’aménagement du quartier des Halles devenaient socialement et économiquement cruciales. Le président de l’époque, Georges Pompidou, des technocrates et quelques élus voulaient une modernisation rapide. Or l’église était en bordure d’un de ces espaces très délabrés, le « plateau Beaubourg ». Ce dernier fut rasé et on lui trouva une affectation : un musée d’art contemporain et de nouveaux logements. Au milieu des années 70, le centre Pompidou est devenu une icône de la modernité de Paris et le bâtiment de l’église s’est retrouvé sur le devant de la scène parisienne. La partie bénéficiaire fut la façade nord car le bâtiment de l’église trouva enfin une perspective plus ouverte sur la ville. L’arrière plan des photos que les touristes prennent de la belle fontaine, pleine de monstres mécaniques de Jean Tinguely et Nikki de Saint-Phalle, est désormais souvent Saint-Merry : Derrière ce nouveau patrimoine du XXe, le patrimoine d’une église du XVIe largement restaurée au XIXe ! En 1977, l’évêque de Paris, se projetant avec intelligence dans l’avenir, a saisi l’occasion pour redéfinir la mission de la communauté catholique utilisant ce bâtiment. Elle créa le Centre Pastoral Halles Beaubourg (CPHB) en la dotant de missions particulières en phase avec le temps, notamment en termes culturels. La modernisation de l’espace environnant est donc bien à l’origine d’une sorte de refondation de Saint-Merry, douze siècles plus tard.  Si Saint-Merry avait été la chambre d’écho de bien des faits de l’histoire de Paris (cf. la Ligue au XVIe, la Révolution, les émeutes du XIXe) et de bien des débats de spiritualité (cf. influence du jansénisme) et de culture (cf. aménagement et décoration du bâtiment au XVIIIe et XIXe), elle participe désormais de cette vie parisienne autrement et à une autre échelle. De l’église de quartier spécifiquement liée à Notre-Dame, au XIe, elle est devenue, au XXIe un lieu de passage dans un quartier à forte intensité culturelle, un point à visiter selon les guides touristiques, un endroit où s’asseoir pour écouter un peu de musique religieuse, un lieu de culture ouvert et lié à des enjeux très larges de spiritualité. De paroisse rayonnant sur un petit territoire, elle est devenue un lieu de rassemblement à l’échelle de la grande métropole parisienne attirant régulièrement plusieurs centaines de chrétiens ou des personnes au «seuil de l’Église». Si la ville a changé, l’Église catholique a changé aussi ; Saint-Merry a d’autres horizons aussi et change continuellement, non pour s’adapter à l’un ou à l’autre, mais pour diffuser et construire des messages d’un autre type. Même vieillissante, sa communauté de personnes le fait avec une grande indépendance d’esprit. Le saint fondateur est une référence très lointaine, un simple nom. Dire Saint-Merry aujourd’hui, c’est désormais désigner un lieu où il se passe une multitude de choses qui étonnent le visiteur, de la messe du dimanche, aux expositions en passant par les concerts ou autres modalités de rassemblement, un lieu qui donne du sens à la vie, pour le passant ou le fidèle attaché à cette église un peu hors-normes. Les visiteurs occasionnels de Saint-Merry sont tous ceux que l’on croise sans les connaître dans les grandes villes, ce sont des personnes allant à Beaubourg et qui s’arrêtent devant une église aux portes ouvertes, de plain pied avec la rue, ce sont les curieux qui ont l’habitude de rentrer dans les églises pour les visiter ou y faire une brève prière. Les visiteurs réguliers sont ceux qui connaissent les activités culturelles de Saint-Merry et y viennent plusieurs fois dans l’année à l’occasion d’un concert, d’une exposition ou d’un grand évènement. Ce sont aussi, bien sûr, les chrétiens du CPHB et de la paroisse qui animent ce lieu, souvent des personnes des classes créatives, des classes moyennes et supérieures, des personnes au seuil de l’Église romaine traditionnelle, mais provenant rarement des milieux populaires, la sociologie de Paris s’étant profondément transformée. Avec le temps, les retraités prennent une place prépondérante dans la vie de cette communauté. Quelques spécificités de l’église : bâtiment et gouvernance.   L’identité du bâtiment et sa gouvernance sont marqués par des spécificités fortes tout au long de l’histoire. Soulignons ici brièvement deux dynamiques, qui sont liées : l’évolution du bâtiment et son mode de gestion. En effet, l’église fut donnée aux chanoines de Sainte Marie (1005) et placée sous le pouvoir du Chapitre de Notre Dame, avant que la cathédrale de pierre fût construite. Elle jouissait donc d’une situation spécifique : « La paroisse et la collégiale n’avaient d’autres supérieurs que le Chapitre de Paris et le Pape.». Les chanoines de Saint-Merry étaient des seigneurs temporels de tout le quartier et deux curés « chefciers », ce qui est une particularité, géraient l’église une semaine sur deux (!) et les services à la population. Du fait de la croissance démographique de Paris et des moyens que savaient mobiliser des chanoines, probablement bons gestionnaires, le bâtiment fut remplacé par un autre, au moins par deux fois. Lorsque fut reconstruite l’église à partir de 1515, elle était fille de la cathédrale (avec trois autres églises), et fut d’ailleurs conçue sur le même modèle d’organisation architecturale : un chœur aussi long que la nef. Alors qu’à côté, François Ier construisait un Hôtel de Ville Renaissance, l’église le fut en style gothique tardif ou flamboyant. Au début du XVIIIe, elle subit une première transformation par rejet de ce style gothique et de sa décoration jugés « horribles ». Le chœur en est la manifestation la plus marquante avec les arcs ronds, le stuc, le pavage, les bancs, etc. Il fallut construire aussi une chapelle très curieuse, sans fenêtre, la chapelle de communion. La décoration changea du tout au tout, ce fut le baroque rococo français. La Révolution marqua ensuite le bâtiment ; il changea d’usage, une usine de salpêtre puis un temple du Commerce, avant d’être rendu au culte catholique puis être réinvesti par les pouvoirs publics et classé comme monument historique en 1863. Dans la mesure où le bâtiment était altéré par le temps et les émeutes, des travaux furent engagés, notamment la façade, sur le mode gothique avec quelques anachronismes. L’église a toujours eu sa vie propre : si elle est aujourd’hui une église très active dans le domaine temporel, cela était déjà le cas très tôt. Elle avait une « fabrique », organisation se trouvant dans toutes les églises du royaume et s’occupant « des pauvres, des écoles de charité, garçons et filles, de l’église paroissiale et de l’entretien des bâtiments […] fondations, services, biens et revenus ; des ecclésiastiques et employés de l’église. » Désormais, cette église, beaucoup moins riche qu’avant, accorde une grande place aux laïcs qui agissent en co-responsabilité, dans le cadre d’une équipe pastorale (un prêtre et 6 laïcs). Elle porte la responsabilité du projet CPHB et de ses missions : prospective / vigilance, écoute de la communauté et attention particulière aux idées et projets qui jaillissent de la communauté, relations avec les autres communautés chrétiennes ou non, avec l’évêché, choix et décisions budgétaires, etc. « Nous voudrions que la communauté nous stimule tous à être responsable de l’annonce de l’évangile, par notre façon de vivre, là où nous sommes habituellement. Nous souhaitons que, dans la vie de toutes les communautés chrétiennes, des laïcs vraiment responsables prennent de plus en plus de place. » Aux côtés de l’équipe pastorale, une quarantaine de groupes divers, très petits mais incroyablement actifs, se mobilisent dans les champs de l’art (dont Voir et Dire), l’accueil, la foi, la solidarité, des célébrations, des nouvelles générations et de la communication. Cet « hyper activisme » est une des caractéristiques du Saint-Merry aujourd’hui. Cette église du XXIe souhaite présenter le visage ouvert et accueillant d’une église, en adéquation avec son temps, qui ne se suffit pas à elle-même. Cette communauté vivante et priante, où l’accueil joue un rôle important signifie son ouverture au monde par sa porte grande ouverte tous les après-midis, rue Saint-Martin. Saint-Merry est une réunion de Chrétiens qui célèbrent, qui sont les témoins des besoins de notre époque et qui les expriment avec les moyens de leur époque. Cette communauté vit dans l’intimité avec le bâtiment, le fait évoluer avec des moyens réduits, l’entretient jusqu’à y accueillir des œuvres contemporaines…

Jean Deuzèmes 4-06-2012

 Notes

 1. Abbé Baloche, Église Saint-Merry de Paris. Histoire de la paroisse et de la collégiale, 700-1910, Paris, H. Oudin ed., (imprimatur 1911). p.6 2. Le cartulaire de Saint-Merry affirme qu’Eudes aurait donné tous les bois alentours ce qui n’est pas impossible vu un texte  de la fin du IXe siècle. Quoiqu’il en soit l’église Saint-Merry se trouve très tôt (avant le XIIIe) à la tête d’un grand domaine qui deviendra sa censive et qu’il conserve jusqu’à la Révolution, tout occupant du sol devant verser de l’argent à  cette église. 3.  C’est pourquoi, le Père Annat créa des œuvres sociales (pour les Auvergnats, pour les ouvriers allemands) et que l’une des premières conférences de Saint-Vincent de Paul fut créée. 4. Par la suite, la cure d’âmes a été confiée aux chanoines de la cathédrale, il sexercèrent la fonction à tour de rôle mais en un seul « canonicus plebanus » accomplissant cette tâche. 5. Piganiol, t III, p.462. Description historique de la ville de Paris. Cité par Baloche p. 575. 6. Les chanoines sont des prêtres vivant en communauté, sous des formes matériellement très diverses. 7.  Idem. p. V. 8. Idem. p.241 9. Charte de l’Équipe pastorale

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