« Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait »

L’auteur de ce film, Emmanuel Mouret, explore et cultive depuis ses débuts le champ des comportements amoureux. Son film précédent « Mademoiselle de Joncquières » l’a révélé au grand public. Il nous immerge cette fois dans le maquis des relations et conversations d’un milieu de jeunes adultes d’aujourd’hui, entre hésitations et coups de gueule, séductions et dérobades, déclarations péremptoires, « fausses confidences » et joutes oratoires brillantes. Déroulements haletants à donner le tournis s’ils n’étaient relevés ou tempérés par des qualités esthétiques évidentes : beauté et qualité des jeux d’acteurs, enchaînements fluides des scènes et cadrage des personnages qui nous les rendent proches, voire attachants. Toute une gamme de musiques classiques (piano, instruments à corde) accompagne subtilement chaque scène et de superbes décors, images ou paysages, arrivent toujours en contrepoint d’un propos qui s’englue ou d’une relation qui s’abîme.
On revoit ce film comme on relit un bon roman aux dialogues très écrits, bien rythmés. Sa scène emblématique est sans doute cette réponse muette mais enchanteresse de Maxime à Daphné qui jubile en jonglant avec des pommes…

Alain Clément

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  1. Blandine Ayoub says:

    Excellente évocation de ce film magnifique. J’ajouterais deux choses : la lumière, extraordinaire ; et l’envie du spectateur, plusieurs fois au cours de la projection, d’appuyer sur stop pour réécouter ce qui vient d’être dit et y réfléchir…

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