Les chrétiens de gauche de 1945 à nos jours

Pourquoi les catholiques de gauche sont-ils si minoritaires ? Pourquoi ne sont-ils plus soutenus par l’Église ? Qu’en est-il exactement de la vitalité du catholicisme social ? Un colloque à l’Institut catholique de Paris, le 12 et le 13 mars prochains

Colloque à l’Institut catholique de Paris
Organisé par Jean-François Petit et Bernard Bourdi

Colloque ouvert à tous – Jeudi 12 mars de 9h à 17h – Vendredi 13 mars de 9h à 12h30

Participation de Jean Marie Donegani, Guy Coq, Jean-Louis Schlegel, Mgr Hyppolite Simon, Jacques Le Goff, François Soulage, Dominique Potier, Jean Baptiste de Foucauld etc…

a la gauche...« De gauche chrétienne visible et agissante en politique, il n’y en a plus » concluait le sociologueJean-Louis Schlegel au terme d’une analyse sans concession dirigée avec l’historien Denis Pelletier dans A la gauche du Christ. Les chrétiens de gauche en France de 1945 à nos jours (Seuil, 2012).

Ce livre a généralement reçu un bon accueil médiatique, sans que ses principales thèses en soient vraiment interrogées : pourquoi les catholiques de gauche sont-ils si minoritaires ? Pourquoi ne sont-ils plus soutenus par l’Église ? Qu’en est-il exactement de la vitalité du catholicisme social ?

C’est au sein d’une révision générale de l’histoire politique du XXe siècle, notamment celle opérée par Jacques Julliard dans Les Gauches françaises. 1762-2012 : histoire, politique et imaginaire (Flammarion, 2012) que ces questions doivent être posées. Le 13 juin 2013, à l’Institut d’Études Politiques de Paris, lors d’une présentation de son livre, celui-ci a distingué quatre « familles de gauche » (libérale, jacobine, collectiviste, libertaire), en faisant droit à la rupture en 1789 entre l’Église et la gauche, rupture qui n’aurait été selon lui que partiellement résorbée avec le Concile Vatican II.

Cependant, tout en reconnaissant, l’importance des phénomènes religieux, Jacques Julliard a avoué ne pas savoir très bien ce qu’est un « chrétien de gauche ».

Ce colloque universitaire voudrait commencer par tenter de mieux définir ce concept : n’est-ce pas une contradiction dans les termes ? Un concept flou ou, à l’inverse, heuristique ? Qu’est-ce qui le rapproche et le différencie d’autres dénominations, comme par exemple celle de « socialiste religieux », qu’on attribua au président Mitterrand ?

Au carrefour du religieux, du philosophique, du théologique, du politique, du culturel et du social, ce colloque reprendra cette question d’histoire contemporaine, en cherchant à fonder une approche plus ample et plus nuancée de questions trop souvent irrésolues au plan méthodologique et épistémologique, dont la difficulté à cerner ce que sont « les chrétiens de gauche » n’est que l’indice.

Ce colloque devrait amener à des croisements théoriques et pratiques, tout en permettant de revisiter certains périodes et formes d’engagement de chrétiens en quête de sens politique aujourd’hui.

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