Les finances à Saint-Merry, où en sommes-nous?

Dans le cadre de notre engagement de totale transparence, et à l’heure où nous souhaitons faire un nouvel appel pour le Denier du culte, nous vous proposons cette note complète d’information sur l’état de nos finances !

Rappel :

Depuis des années, notre fonctionnement se traduit par une perte annuelle de 15,000€ sur un budget de 250,000€ environ. Cette perte était comblée par le diocèse qui, par ailleurs, finance tous les investissements et gros travaux d’entretien, environ 50,000€ par an, que nous sommes dans l’incapacité totale de financer.

Cette année, nous nous sommes engagés à serrer encore plus les dépenses et équilibrer nos comptes, toujours hors investissements et gros travaux d’entretien. Nous avons bon espoir d’y parvenir, pour autant que les versements au titre du Denier du culte et des quêtes restent au niveau de 2014, ce qui est loin d’être le cas actuellement : à la fin septembre, le niveau est inférieurs de 15% par rapport à la même période de 2014 (janvier – septembre). D’où notre appel pressant, sachant que le Denier du culte et les quêtes représentent environ 80% de nos recettes !

 

Cloche St m1Qu’en est-il pour les autres revenus ?

Les autres revenus proviennent des ventes de cierges et des troncs (environ 10% des recettes) et des revenus de concerts (environ 10% des recettes) qui sont stables.

Les concerts organisés par l’Accueil Musical (association « les Fabriciens », qui réside à Saint-Merry) et, de manière plus marginale, les Rendez-Vous Contemporains (association non résidente) représentent environ 10 % de nos recettes. Une remise à plat des contributions financières de ces associations aux finances de Saint-Merry est en cours.

Quid des dépenses et charges ?

Par rapport à la même époque 2014 (fin septembre), la baisse des dépenses a été de 20,000€, ce qui représente un effort considérable sachant qu’une bonne partie de nos charges sont (quasi) incompressibles – elles représentent 73 % de notre budget de dépenses : salaires, consommables (eau, électricité, chauffage) et notre contribution au diocèse, environ 15% de nos recettes, qui permet de payer les services centraux du diocèse (auxquels nous faisons régulièrement appel), les maisons de retraite pour les prêtres âgés, etc.

Voilà, en résumé, quelle est notre situation financière à fin septembre 2015. J’essaie maintenant de répondre aux questions que beaucoup de membres de la communauté posent régulièrement.

Les salariés de Saint Merry :

Les salariés sont au nombre de 7 : les 2 organistes Jean-Marc et Stéphane, notre régisseur Thomas, notre sacristain, Aristide qui a remplacé Koffi et Dela depuis le 1er octobre, notre secrétaire Christophe, notre cuisinière Laureine, et notre femme de ménage Marie-Céleste.

Les résidents de Saint Merry :

Trois des salariés sont, par contrat, résidents : Thomas, Aristide et Christophe. Koffi et Dela resteront résidents jusqu’à juin 2016, ce qui facilite le passage de relais avec Aristide. Les quatre autres appartements du presbytère sont occupés par Frédéric et Marguerite, Miguel Y. et Julien (Accueil Musical) et Miguel T. Aristide occupe temporairement la chambre d’accueil. La politique en matière de résidence sera revue après l’adoption du Texte d’Orientation Pastorale, l’objectif étant que les services rendus par les résidents s’inscrivent dans la nouvelle pastorale, conformément à l’obligation posée par le bail signé avec la Ville de Paris, propriétaire du presbytère. Des contrats de ‘résidence contre services’ seront signés, ils préciseront clairement les droits et les devoirs de chacun.

Les repas :

Ce poste est redevenu déficitaire. Pour rappel, Laureine est à votre disposition pour préparer des repas (9€) mais il est essentiel que ces repas soient payés ! Un contrôle vigoureux va être entrepris.

72 DSC_6186Les activités artistiques dans l’église :

Toutes les activités artistiques de type exposition, Nuit Blanche, etc. sont autofinancées, elles ne pèsent donc pas ou plus sur les finances de Saint-Merry, en dehors des frais généraux (éclairage, photocopies, etc.) Bien au contraire, l’Accueil Musical est une source importante de recettes. Quand notre régisseur Thomas intervient, par exemple pour participer à la préparation de la Nuit Blanche, il est payé pour une partie de ses heures (l’autre étant du bénévolat) sur un budget propre à la Nuit Blanche, qui a été financé par 6,500€ de subventions cette année. Ces activités contribuent aussi à la notoriété de Saint-Merry (30,000 personnes à la Nuit Blanche cette année !), notoriété qui se traduit par une approche plus favorable de la Ville de Paris, en matière d’entretien ou de travaux de rénovation, ou d’éventuels donateurs.

Des abus ont été constatés dans le passé sur l’utilisation de l’église en hiver qui entrainait des frais de chauffage importants. Nous y avons mis un terme. Par ailleurs, nous essayons de recadrer les activités dans l’église pour qu’elles s’inscrivent bien toutes dans la pastorale et/ou la notoriété de Saint Merry.

Les travaux d’entretien et investissements :

Les gros travaux d’entretien sont gérés et financés directement par la Ville de Paris, ils représentent un cout considérable : porche, réfection du mur extérieur du presbytère, travaux d’étanchéité des toits, etc. Cette année, nous sommes parvenus à faire prendre en charge par la Vile de Paris des travaux importants de rénovation de la chaufferie qui étaient « traditionnellement » à notre charge.

une retauration possibleQuant à nous, nous dépensons environ 50,000€ par an de frais d’entretien du presbytère et des équipements : informatiques, sonorisation (micros), etc. Comme indiqué plus haut, ces frais sont pris en charge par le diocèse, puisque nous n’avons pas les moyens de les financer.

Cette année, les travaux ont essentiellement portés sur la rénovation de la salle blanche (pour en faire un lieu de rencontres et débats), la rénovation du 1er étage (salle à manger et salle de réunion), la rénovation de l’appartement qu’occupait Jacques au 2ème étage. A l’exception des travaux de plomberie et d’électricité, pour lesquels nous travaillons avec des artisans qui nous sont fidèles et dont les prix sont très compétitifs, tous ces travaux se font sur appels d’offres comparatifs. Toute autre pratique est désormais bannie.

Les associations à Saint Merry :

Deux associations sont hébergées à Saint Merry : les Fabriciens qui gèrent l’Accueil Musical – une nouvelle équipe s’est mise en place au 1er juillet, et Orgues & Musique – une nouvelle équipe doit se mettre en place. Les quêtes effectuées lors des concerts de l’Accueil Musical (environ 90 concerts par an) ont été réorganisées, ce qui a conduit à des recettes sensiblement supérieures pour les Fabriciens et permet ainsi de financer le poste de secrétaire.

Patrimoine et mécénat :

C’est un des gros enjeux de ces prochaines années pour que l’église retrouve tout son prestige patrimonial, en particulier en ce qui concerne les orgues, la chapelle de la communion et les chapelles du chœur. L’action de Daniel Duigou auprès de la Ville de Paris nous laisse espérer que les prochains arbitrages nous soient favorables. Par ailleurs une nouvelle équipe s’est constituée pour mieux faire appel au mécénat. Enfin nous avons établi des liens étroits avec la Fondation Avenir du Patrimoine du diocèse de Paris qui a classé l’église Saint Merry parmi les 3 églises prioritaires de Paris.

Pour l’équipe CPAE,

Michel Bouvard, 28 octobre 2015

(L’équipe du CPAE est constituée de Philippe Alfroid, Michel Bouvard, Didier Carillon, Jean-Guy Delecourt, Daniel Duigou, Nicolas Hauesser, Michel Kineider, Thomas Monnier, Philippe Pepin)

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