« Que les hommes aient la vie ! »

« Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance ».

Dimanche 11 mai 2014
Quatrième dimanche de Pâques
Année A

Lecture
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 10, 1-10

«Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.

Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage.P1020751(1)
Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. »

 

Accueil
Bon jour, je vous le souhaite à chacune, à chacun !
Que ce soit un jour de rencontre, de partage, de découvertes, et à commencer tout de suite dans cette célébration qui s’ouvre.
Nous allons retrouver des paroles de Jésus  très, très connues et donc des mots à redécouvrir avec des oreilles toutes grandes ouvertes, et surtout avec un cœur très actif et en éveil.
Jésus se présente comme berger, pasteur, et il s’agit de reconnaître sa voix, de discerner son éclairage sur ma vie !
Mais comment reconnaître sa voix au milieu de toutes les sollicitations du monde, des médias, des gourous et des savants ?
Comment discerner mon propre chemin  quotidien à la lumière de Jésus et de sa parole ?

Tout l’enjeu de ce matin : réapprendre à reconnaître la voix de Jésus pour accéder à la liberté d’inventer ma vie au jour le jour, d’éclairer mes choix, mes engagements, mes refus…
Et tout cela pour vivre à plein avec nos richesses et nos limites personnellement et ensemble au plein vent de la vie du monde.

Jean-luc Lecat-Deschamps

Commentaire de l’évangile

Ils ne comprirent pas…Pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, serait-on tenté de dire des pharisiens d’alors…et de nous aujourd’hui. Bien qu’il s’agisse là plutôt d’écoute, de l’écoute d’une parole, d’une voix. L’écoute véritable demande une attention particulière à la voix qui me parle mais aussi à ma propre disposition intérieure, une qualité de présence à moi-même, une disponibilité qui est la condition préalable à toute réflexion. Car nombreuses sont les voix qui m’assaillent et trop souvent me parasitent ou me trompent telles les chants mélodieux des sirènes qui attirent Ulysse vers les récifs. D’où un nécessaire discernement qui permet de distinguer et d’accueillir la parole qui sonne juste, en syntonie avec mes aspirations et motivations profondes ; celle qui me touche, m’éveille et fait naître en réponse une voix intérieure qui me met en marche.
« Heureux l’homme dont tu es la force » dit le psalmiste, « car des chemins s’ouvrent dans son cœur. » Mais suis-je vraiment disposé à m’ouvrir à de nouveaux chemins de vie ?
Quels « non » et quels « mais » m’entravent et me retiennent ?

Alain Clément

 

Psaume 22

Je suis venu pour que tout homme ait la vie
La vie en abondance, une vie que nul ne pourra lui ravir
.

P1020781(1)Le Seigneur est mon berger,

Je ne manquerai de rien.
Il me met au repos dans des prés d’herbe fraîche.

Un temps pour s’émerveiller d’avoir reçu la vie
Un autre temps, qu’allons nous en faire aujourd’hui ? De notre vie…

Il me conduit au calme près de l’eau.
Il ranime mes forces, il me guide sur la bonne voie,
Parce qu’il est le berger d’Israël.

Des eaux tranquilles plutôt que des tempêtes.
Ramène les, vers un chemin fraternel, ceux qui errent dans la violence.
Ils écrasent l’herbe nouvelle sous leurs pas.

 Même si je passe par la vallée obscure,
Je ne redoute aucun mal, Seigneur, car tu m’accompagnes.
Tu me conduis, tu me défends, voilà ce qui me rassure

 Protège aussi les 200 lycéennes du Nigeria, en détresse.
Qu’elles gardent confiance. Sauve les.

 Face à ceux qui me veulent du mal,
Tu prépares un banquet pour moi.
Tu m’accueilles en versant sur ma tête un peu d’huile parfumée.
Tu remplis ma coupe jusqu’au bord.

Une très grande table où l’humanité entière
De croyants de toutes religions et d’incroyants se retrouveront pour le festin.
Chacun aura sa part et sera rassasié. Personne ne sera oublié.

 Oui, tous les jours de ma vie,
Ta bonté, ta générosité me suivront pas à pas.
Seigneur, je reviendrai dans ta maison
Aussi longtemps que je vivrai.

Vivre de cet amour en fraternité avec les autres.

 Jacqueline Casaubon

Commentaire de l’évangile (suite)

« Moi, je suis la porte… »,  étroite ou non, une porte c’est discret, on la passe aisément, dans un sens ou dans l’autre selon notre choix,  mais il faut décider de se mettre en mouvement, et puis,  nouveau choix, trouver un pâturage à sa convenance…P1020785
Ce qui est merveilleux c’est d’être libre, libre sans compter, sans limites, sans restrictions ni conditions !!
Cette liberté est la vie, la vie en abondance…
Lors de la préparation mardi midi,  nous avons beaucoup insisté sur l’abondance de vie que Jésus veut pour tous les hommes.
Par 3 fois Jésus oppose la porte qui le représente et les voleurs et bandits. – Pour moi, je vois ces personnes peu recommandables comme des gesticulateurs qui escaladent pour entrer,   façon de se mettre en avant, d’avoir un bon ego, ils séduisent comme les sirènes évoquées par Alain.
Tandis que Jésus veut la liberté  pour l’homme et lui laisser son libre arbitre,  les voleurs et bandits, eux, savent, connaissent la solution, l’imposent,  pas de choix : ils égorgent et détruisent ! Ils ne donnent pas la vie, ils la suppriment.
Attenter à la liberté de l’autre au nom de l’efficacité, du savoir ou du profit, c’est le détruire !
Alors que Jésus nous dit que l’homme sera sauvé s’il passe par lui, qu’il pourra aller et venir si sa vie est en lien, en référence,  avec lui !
Que l’Esprit me donne, nous donne,  assez de force pour toujours défendre la vie, la vie en abondance, joyeuse pagaille, liberté des enfants de Dieu….

Marie-José Lecat-Deschamps

Méditation à la manière d’une Prière eucharistique

Il est convenable, juste et indispensable de te remercier, Dieu notre Père, comme à chaque fois que nous nous retrouvons pour célébrer et partager le repas de notre Seigneur Jésus, ton Fils.

Nous avons célébré la Pâque il y a quelques semaines, la Pâque de notre libération. Notre vie quotidienne n’est pas un paradis bucolique de liberté heureuse : harcelés par la publicité, asservis par la pensée unique du « tout profit », dévitalisés par un seul et unique point de vue, l’argent, notre monde rame, notre monde peine. Et voici qu’aujourd’hui ta Parole, c’est-à-dire Jésus-Christ, nous annonce que celui qui passe par Lui, la Porte, sera sauvé et pourra aller et venir. Fini les murs, les contrôles sont terminés, les barrières disparues, les ravins de la mort, infranchissables, évaporés. Il nous offre, en ton nom, la possibilité d’être libres. Il nous en donne les moyens. Il serait incompréhensible de ne pas te remercier. Nous te remercions pour la liberté offerte, à portée de la main, de notre main. Nous pouvons ainsi aller et venir, trouver du repos, mais pas de sédatifs, de la nourriture vivifiante, pas de la malbouffe frelatée.

Pour tout cela, pour ton Fils, Jésus, l’homme libre par excellence, pour Lui qui nous rend libres en ton Nom, pour Lui et par lui nous te chantons.

« Je suis venu pour que le hommes aient la vie en abondance ». En voyant sa mort on l’aurait pas deviné, on l’aurait pas cru. La mort sur la croix n’est pas à première vue, le symptôme le plus éclatant de la vie et encore moins de la vie en abondance. Et pourtant il faut le reconnaitre en voyant les effets. Certes, ce n’est pas la réussite achevée, mais des prémices incontestables, des germes, des graines d’avenir. C’est le chemin de la vie inaugurée par la mort traversée et s’ouvrant sur la vie, sur la vie en abondance. Grâce à l’Esprit qui souffle et donne la vie. C’est pourquoi nous te demandons encore aujourd’hui que ce même Esprit fasse de ce pain et de ce vin les signes visibles de la présence parmi nous du crucifié-ressuscité, ton Fils notre Seigneur Jésus.

Ce n’est pas de la magie, ce ne sont pas des formules secrètes, c’est le mémorial de la vie, de la mort et de la résurrection de ton Fils, notre Seigneur Jésus que nous célébrons. Oui, nous les rendons présentes ici par ton Esprit. Et nous te remercions en attendant son retour.

Pour aller aux bonnes sources, à l’herbe qui nourrit, aux lieux du véritable repos, il nous faut entendre la voix qui nous dit le chemin, la vérité et la vie… en toute liberté. Entendre et écouter. Entendre, écouter et discerner. La liberté n’est pas commode ni limpide. Le programme est exaltant mais il vaut mieux ne pas être seuls. Et tant qu’à faire, étant donné que là où il y a ton Esprit là il y a la liberté, qu’il vienne à notre aide pour nous faire entendre et écouter la voix de ton Fils et discerner la parole à dire et le geste à faire. Qu’il soit de la partie pour que tous ceux qui partagent le repas du Seigneur soient un seul corps, le Corps du Christ. Qu’ainsi ton Eglise soit un lieu d’authentique liberté fraternelle, où l’on entend et on écoute la voix du Seigneur et qu’en communion on la discerne. Ainsi ton Eglise sera un lieu juste pour trouver le vrai repos et la vie en abondance.

Jésus Asurmendi

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             Envoi
Bonne journée inventive et libre à chacune et chacun de  vous, le     cœur tout éclairé de la voix du Christ en nous !
Et n’hésitons pas à nous dire les uns aux autres comment nous reconnaissons la voix de Jésus pour éclairer nos choix et nos actes au quotidien !!
Allons !
Eclairés par Jésus, soyons des personnes « libres d’aller et de venir » à notre rythme, fort de  notre propre originalité irremplaçable et à l’écoute de celle des autres !

Jean-luc Lecat-Deschamps

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