Les juifs pour la paix à Saint-Merry

UFJPDimanche 19 octobre 2014, à l’initiative de l’association David & Jonathan et en coopération avec le CPHB, la communauté de Saint-Merry a accueilli des représentants de l’Union Juive Française pour la Paix. L’UJFP rassemble des juifs (et des non
juifs) anticolonialistes qui militent pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Environ 45 personnes ont répondu à notre invitation : dix-huit déjistes, vingt-cinq membres du CPHB et quelques personnes
extérieures.

Jean-Guy Greilsamer et Richard Wagman (président d’honneur de l’UJFP) ont présenté leurs parcours personnels d’enfants de
déportés juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont expliqué ce qui les avait conduits à soutenir la lutte du peuple
palestinien pour sa liberté et à créer l’UJFP en 1994.

Ils ont précisé pourquoi ils inscrivent leur action dans la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements & Sanctions) contre
l’Etat d’Israël. Jean-Guy Greilsamer et le jeune militant Mohamed Moha ont présenté cette campagne internationale, initiée à la demande de la société civile palestinienne qui a intégré cette démarche dans sa stratégie de résistance non-violente (mais non passive) contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

Nos invités ont détaillé les aspects juridiques, commerciaux, culturels, universitaires et touristiques de cette campagne qui nous
permet, à nous qui ne sommes pas directement impliqués dans le conflit, de contribuer, à notre niveau, à la résistance palestinienne non-violente, de façon pacifique mais efficace (on se souvient du succès du boycott de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid).

GAZADans cette même perspective, David Auerbach-Chiffrin, président de Tjenbé-Rèd/Total Respect, fédération de gays noirs et métis,
a présenté un « Appel LGBT pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » (1) qui s’oppose notamment au
« pinkwashing » ((« lavage en rose ») ou tentative d’Israël  d’instrumentaliser les gays et lesbiennes du monde entier pour en
faire des soutiens à sa politique.

Les questions de l’assistance ont été nombreuses, dans une  ambiance studieuse et respectueuse. Visiblement, plusieurs
participant(es) ont découvert à cette occasion que les juifs ne sont  pas tous inféodés à la politique de Tel-Aviv et qu’ils osent le
faire savoir, au risque d’être marginalisés et considérés comme traîtres par leur propre communauté. Le courage a toujours un
prix.

Laurent Beaudouin

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