Photo Sylwia Bartyzel (Unsplash.com)

Les sens, le sens…

La langue française, si riche au demeurant, utilise le même mot « sens » pour plusieurs interprétations : la direction à prendre, les organes sensoriels et notre raison d’être…

La raison d’être : la vie a-t-elle un sens ? Les événements que nous sommes appelés à vivre ont-ils tous un sens ? Lequel ? Doit-on absolument trouver un sens à notre vie ? Et à celle d’autrui ? Quel sens pouvons-nous donner aux guerres qui n’en finissent pas ? À la violence ? À l’indifférence ?

Que signifient ces familles qui, tous les 100 mètres, sont installées sur les trottoirs parisiens avec matelas, couvertures et un, deux, trois enfants… Qui sont-ils ? Est-ce vivre ? Est-ce le bon apprentissage de la vie, que de leur apprendre à tendre la main en étant encore au sein ?

Quel sens a la pièce que nous donnons ? Le regard que nous détournons ? Personnellement je ressens un profond agacement et, bien sûr, je me le reproche… d’autant plus que c’est Carême et que le Pape nous a invités à la Miséricorde ! Mais je ne puis m’empêcher de penser que certains exploitent la misère humaine d’une part et la culpabilité des passants d’autre part pour faire fructifier leur « petite entreprise »…

Je m’interroge sur mon regard. Je m’interroge sur ces vies apparemment sans sens.

Je me réconforte en pensant au projet que porte Saint-Merry actuellement d’aider une famille Syrienne à s’insérer, à reprendre pied dans la vie, en lui offrant un logement et un soutien logistique et affectif.

Gisèle Carrer

Billet du dimanche 20 mars 2016

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.