Les vitraux du chœur : encore un trésor de Saint-Merry

Ce 10 juillet 2018, s’est déroulée une visite passionnante des travaux du chœur, juste entre la fin du montage de l’échafaudage et le départ des vitraux. C’était l’occasion pour les services de la Ville, en charge du patrimoine cultuel, de présenter sur place ce beau projet de restauration pour lequel ils sont en recherche de mécénat.

Le directeur du Patrimoine et de l’Histoire Mr Colombier et son adjointe Mme Fouqueray étaient accompagnés des 2 spécialistes « peintres-verriers » chargés de la restauration.

La Fondation Avenir du patrimoine parisien (FAPP) du diocèse était conduite par son président accompagné par des membres du comité de parrainage, ainsi que Gabrielle de La Boulaye animatrice du mécénat, et de donateurs du Fonds Saint-Merry susceptibles de participer à ce projet.

Les équipes de Saint-Merry à l’initiative de cette visite ont suivi le mouvement avec Daniel Duigou, les animateurs de l’accueil et des visites historiques, nos photographes, sous l’égide de Thomas Monnier grand coordonnateur.

D’en bas, Mme Fouqueray a rappelé l’enchaînement des différents travaux réalisés à Saint-Merry et Daniel Duigou a pu remercier la ville pour le souci qu’elle apportait à une restauration complète de notre église.

Puis il a fallu escalader les échelles pour prendre de la hauteur et se retrouver au niveau des vitraux, juste avant leur déposition pour restauration.

Si certains ont ressenti quelque vertige, tous ont été enthousiastes de la découverte sur place. La place étant très réduite, chacune des « peintres-verriers »  expliquait le projet et les étapes techniques de la restauration à une partie des participants.

Pour Nicolas, qui anime l’équipe « visite du patrimoine », il fut facile de monter là-haut, mais surtout passionnant. A voir les vitraux de si près, même un néophyte comme lui arrive à distinguer les parties du XVIème de celles du XIXème, grâce à la finesse extraordinaire des premières : jusqu’aux détails des chevelures. Tous ont été surpris par la force des couleurs. Quelle chance on a d’avoir de si magnifiques richesses patrimoniales !

Il y a 3 « lancettes » (panneaux) par fenêtre et au XVIIIème les chanoines ont « blanchi »  celles du milieu ainsi que la partie inférieure (comme dans la nef). Or ces lancettes racontaient des épisodes de l’Ecriture sainte qui se sont trouvés interrompus, et au XIXème , on y a replacé des éléments soit retrouvés, soit pris ailleurs, ce qui rend certains épisodes peu compréhensibles.

De là-haut de nombreuses phases successives d’intervention apparaissent. On a pu constater aussi le vieillissement des « remplages » (colonnes de pierres qui tiennent les vitraux), fendus de part en part et tenus par des cerclages de fer posés au XIXème, au moment de la dernière restauration. Ce sont eux qui doivent être remplacés, comme ce fut le cas pour les vitraux de la nef, mais aujourd’hui les spécialistes travaillent en ayant le souci de leurs successeurs et de l’entretien futur de ces joyaux.

Les vitraux sont maintenant démontés et ont quitté Paris pour les ateliers dont ils reviendront remis en état, pendant que le traitement de la pierre se fait sur place.

Une belle occasion de faire découvrir ce patrimoine, qui a suscité l’admiration de tous.

Anne René-Bazin

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