L’espérance ne déçoit pas

22 mai 2016

1ère lecture : La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)

Psaume : Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9

2ème lecture : Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)

Evangile : « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)

 

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. »

 

 

A propos des textes de dimanche 22 Mai 2016

Six mois déjà que le plan vigipirate empoisonne nos vies.
Six mois que l’on me demande tous les jours
à l’entrée de l’Institut Catholique mes pièces d’identité.

Mais quelle est mon identité ?
Quelle est ton identité ?
Quelle est notre identité ?

Qui suis-je ? Qui sommes-nous ?

Paul et les premiers chrétiens se fondent dans les foules,
dans les villes, là où bat le cœur de la société de leur temps.
Mais ils ne se confondent pas avec elles.
Ils ne s’identifient jamais à la foule, aux villes, aux valeurs de la société.

Ni Jésus, ni Paul ni les chrétiens ne perdaient le souffle
en suivant les valeurs en cours, les valeurs à la mode.

Quel romain, quel grec aurait dit : je me glorifie dans la détresse,
mon orgueil c’est de suivre un terreux crucifié ?

AUCUN.

Cette identité s’appelle Jésus-Christ,
celui qui façonne notre identité
qui nous fait entrer dans le monde de la grâce et du don,
en paix avec Dieu et avec les hommes
s’appelle Jésus-Christ.

Et notre identité a besoin d’être réactivée en permanence,
mobilisée sans relâche, comprise aujourd’hui à nouveaux frais.
Car le service des frères le demande.
Et les visages des amis et des ennemis changent, se modifient et se transforment.
Et l’Esprit qui renouvelle la face de la terre,
tente de nous faire entendre et voir le Christ.
Voir et entendre ses paroles et ses gestes
pour répondre aux souffrances et aux joies aujourd’hui,
les nôtres et celles des amis et des ennemis.

Le Christ est notre fil conducteur, notre colonne vertébrale
et l’Esprit nous met en mouvement,
vers le Père et vers les autres.
Rien que cela.

Jesus Asurmendi

 

 

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Notre Dieu et Père, nous voici réunis en ton nom,
invités par Toi à la table de ton Fils.

Malgré les temps qui sont les nôtres, moroses.

Malgré les incertitudes qui nous démobilisent.

Malgré les tentations du repli sur soi et d’exclusion de l’autre,
des autres qui prennent corps et cristallisent
dans des mouvements et des partis politiques.

Malgré tous ces nuages qui assombrissent le ciel ensoleillé
et les nuits étoilés, nous voulons te remercier.

Oui Dieu notre Père nous te rendons grâce pour ta création
dont nous faisons partie, dans laquelle nous vivons
et que nous avons en gérance, dont tu nous as confié la gestion.
Cette création œuvre de tes mains,
fruit de ta sagesse qui joue devant toi chaque jour,
qui joue sur toute la terre
et qui trouve ses délices avec les fils des hommes, avec nous.

Cette sagesse prélude et avant-goût de ta manifestation parmi nous,
ton Fils, notre Seigneur Jésus.
Lui aussi a trouvé ses délices parmi nous les hommes,
malgré nos défaillances et nos faiblesses.

Pour tout cela, difficile à résumer,
impossible à embrasser et à comprendre dans sa grandeur,
mais surtout pour Lui et par Lui nous te louons et nous te chantons.

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs.
Nous le voyons, nous le constatons, Dieu notre Père.
Mais à quel prix, l’amour a été répandu dans nos cœurs.
Quelle détresse et quelles souffrances,
vécues et traversées par ton Fils, par notre Seigneur.
Il nous l’a dit aussi ton Fils, notre Seigneur :
celui qui me trouve a trouvé la vie.
C’est le travail de l’Esprit de nous y conduire :
il vous guidera vers la vérité toute entière.
C’est lui qui rend présent notre Seigneur parmi nous,
ici, aujourd’hui.
Qu’il fasse donc de ce pain et de ce vin
les signes de la présence de ton Fils, notre Seigneur Jésus.
Les signes de son corps, les signes de son sang.

Oui, nous faisons le mémorial, nous ré présentons,
nous rendons présents la vie,
la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus.
Et nous l’attendons jusqu’à ce qu’il revienne.

Etre fiers de notre détresse, être en face avec celui
qui a partagé notre destinée d’hommes et de femmes, sans s’y confondre.
Oui, la fierté de la rencontre avec l’autre dans le service de tous.
Oui Dieu notre Père nous avons besoin de communion.
Notre identité de disciples de Jésus-Christ fait
que nous ne pouvons pas jouer perso, chacun pour soi.
La table autour de laquelle nous sommes est la table du partage.
Que ton Esprit nous aide car le travail est ardu :
qu’il fasse de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur,
son Corps, son Eglise.

Les résistances, les inerties et les paresses stérilisantes
sont notre lot commun et celui de l’Eglise.
Que l’Esprit fasse de l’Eglise, de la communauté de disciples
une Eglise dynamique qui cultive et promeut
la liberté, la justice, la fraternité,
l’ouverture à l’autre et le service à tous.

Jesus Asurmendi.

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