Lettre de Gérard Wybo à la communauté

Amis, vous le savez, « je suis un profiteur » : aujourd’hui m’est donnée la possibilité de communiquer avec vous tous, qui me manquez beaucoup…

Et « j’en profite »,
– malgré la morphine qui m’accompagne depuis plus d’un mois,
– malgré l’expectative d’accueillir un traitement qui sera désormais mon compagnon au quotidien,
– malgré ce monde très prégnant et très fragile que je découvre et qui m’accueille : le monde de la souffrance et de la maladie.
Le bon sens et l’efficacité de mes frères et sœurs m’ont permis « d’atterrir » aux urgences et d’être opéré au plus vite.
Ainsi à ce jour, je garde l’usage de mes jambes, et je retrouve peu à peu une nouvelle cadence pour continuer « la route avec vous Tous ».
Les médecins m’ont annoncé un myélome ; d’une certaine façon, j’ai de la chance dans mon malheur : il est tout à fait possible de « vivre avec » sans souffrir, mais ce mal n’est guère guérissable !
Une vraie question (enfin) pour la théologie salvatrice et aussi pour la psychologie !
Oui, dans mon malheur, « il me faut renaître », apprendre à marcher et vous retrouver, vous Tous, sur notre route d’humanité et de partage, que nous avons choisie avec notre volonté et notre détermination d’être « crédibles » et de proclamer et de vivre « la gratuité », notre seul véritable ancrage !
Oui, j’en profite pour vous redire que, membre d’une famille nombreuse, au « Centre Pastoral Saint-Merry », j’ai retrouvé et retrouve vraiment cette fratrie dont je vis depuis plus de ¾ de siècle.
Grand merci à Tous et à bientôt la joie de vous retrouver.
Beaucoup d’amitiés.
Paris, le 5 mai 2018

Gérard Wybo, prêtre à Saint-Merry

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