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L’évangile nous met en marche

Dans la parabole du fils prodigue, je suis fasciné par la figure du fils qui abandonne son père pour revenir à la maison paternelle après avoir vécu une vie de bohème. Je suis surpris par celle du fils aîné qui ne quitte pas son père mais qui fait l’erreur de se croire meilleur que son frère aventurier. J’aime surtout la figure du père qui donne à ses fils tout ce qu’il possède sans rien demander en échange, qui va attendre le retour de son fils parti et qui va discuter avec son fils aîné pour lui expliquer l’importance du retour de son frère.

Tous ces personnages sont presque tous en marche et nous ressemblent. Nous aimons tous, parfois, jouer les rebelles en sortant des sentiers battus pour vivre des expériences nouvelles sans tenir compte des conseils que peut nous donner notre entourage ou bien nous parer de droiture en respectant les règles définies par notre société, alors nous nous imaginons être irréprochables et nous pouvons faire la morale aux autres.

La figure la plus difficile à suivre est celle du père attendant avec amour celui qui est parti. Toujours garder de l’espoir en l’autre ! C’est essentiel ! En regardant la toile de Rembrandt appelée Le Retour du fils prodigue, le Père Paul Baudiquet voit dans la représentation du père qui accueille son fils de retour à la fois une figure paternelle et une main maternelle qui réconforte. L’espérance, la pitié, la tendresse sont réunies sur cette toile bouleversante. J’aime cette figure paternelle et réconfortante du Christ toujours en marche vers toute personne éloignée, à qui il propose la liberté de se convertir à l’amour du prochain. La liberté qu’il nous laisse, les questions qu’il nous pose, la confiance qu’il met en nous, nous mettent en marche et nous encouragent à construire un monde meilleur.

Félix

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