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L’idéal du sage : c’est une oreille qui écoute » (Si, 3,29)

Dimanche 1er septembre 2019

PREMIÈRE LECTURE  (Si 3, 17-18.20.28-29)
« Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce
devant le Seigneur »
PSAUME  (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)
Béni soit le Seigneur :
il élève les humbles.
DEUXIÈME LECTURE  (He 12, 18-19.22-24a)
« Vous êtes venus vers la montagne de Sion
et vers la ville du Dieu vivant »
ÉVANGILE  (Lc 14, 1.7-14)
« Quiconque s’élève sera abaissé,
qui s’abaisse sera élevé »

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Le livre de Ben Sira le Sage dont nous lisons un extrait aujourd’hui nous invite, comme vous pouvez le lire sur le lutrin, à méditer sur l’écoute : « L’idéal du sage : c’est une oreille qui écoute » (Si, 3,29).
Cette fonction de l’écoute est au cœur du christianisme. Tout commence par la Parole. Notre foi de chrétien est l’adhésion à une parole, une parole de vérité qui donne la vie parce qu’elle nous vient de Dieu.
Dieu nous parle dans la Bible et, aussi, à travers les événements qui jalonnent notre quotidien, à travers nos rencontres. Car le respect et donc la reconnaissance de celle ou de celui qui est en face de nous – quel(le) qu’elle/il soit – appelle une écoute attentive pour la raison que nous sommes l’un(e) et l’autre des sœurs, des frères, à l’image de Dieu : c’est par l’écoute qu’on peut construire une relation épanouissante. C’est elle qui nous permet de saisir aussi bien ce qui nous différencie que ce que nous avons en commun, assurant de surcroît, la prévention de malentendus, sources potentielles de conflits.
C’est aussi Dieu qui nous parle à travers ces catastrophes écologiques que nous voyons se dérouler sous nos yeux, comme les incendies qui embrasent en ce moment la forêt amazonienne, ces « clameurs de la terre » dont parle le pape François qui a instauré le 1er septembre de chaque année, donc aujourd’hui, une journée mondiale pour la sauvegarde de la création. N’est-ce là un signe, un appel pressant de Dieu, pour que notre humanité prenne soin de la création et la protège ?
Soyons à l’écoute de la parole divine, notamment à ce qu’elle va nous dire pendant cette célébration : c’est en elle que nous puiserons l’unité qui rend notre communion possible.

Bruno de Benoist

Méditation à la manière d’une prière eucharistique

Dieu notre Père, nous voici réunis à ton invitation pour célébrer la mort et la résurrection de ton Christ, notre Seigneur. C’est le moment pour nous de te bénir et de te rendre grâce.
En premier lieu pour la création dont tu es l’origine, l’Alpha et l’Omega. Oui cette création, cette nature que tu nous donnes toujours avec générosité et que nous contemplons avec admiration pour le plus grand plaisir de tous. Cette création qui nous surprend toujours et provoque quotidiennement notre émerveillement en découvrant chaque jour des aspects nouveaux dans l’infiniment grand et le fabuleusement petit. Grand merci donc pour ce beau cadeau.
Mais surtout nos te remercions pour ton Fils, notre Seigneur qui s’est fait l’un des nous, notre compagnon de route. Ne jouant pas les gros bras ni le VIP de service. Au contraire exerçant la fonction du serviteur, du dernier de la classe, du plus humble de tous. Nous montrant avec sa vie son sens, sa perception du réel.

Pour Lui et par Lui nous te remercions et nous te chantons.

Il a tellement joué le dernier de la classe qu’il a mal fini, sur une croix. Croix dont nous ne mesurons pas le sens, la profondeur de l’humiliation.
Et il ne l’a pas cherché pour elle-même ; pour jouer au plus humble. Il l’a cherché par ses paroles et par ses actes, par son faire et son dire, par sa vie tout entière. Cette fin calamiteuse gagnée jour après jour, pas à pas, parce qu’il avait mis sa vie au service des autres ; pour que nous comprenions que l’Alpha et l’Omega de la vie humaine réside dans le service et dans la gratuité.  Cette gratuité qui nous est tellement étrangère, contrairement à Lui, qui en est pétri. Cette gratuité de sa vie qui s’est transformée en une déferlante de vie nouvelle grâce à ton Esprit par qui tu l’as ressuscité. Que ce même Esprit fasse de ce pain et de ce vin les signes de son corps et de son sang.

Nous célébrons ainsi le mémorial de sa vie, de sa mort et de sa résurrection, comme il nous a dit de le faire. Et nous l’attendons dans la joie de l’espérance.

Le chemin est tracé, l’itinéraire clair. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit facile. C’est pourquoi dans le chemin de l’humilité et dans le parcours de la gratuité nous nous tournons vers toi en te demandant l’aide de ton Esprit.  Qu’il fasse de tous ceux qui partagent le repas du Seigneur un corps, une Eglise humble, qui prend la dernière place honnêtement et que de là elle fasse le service des plus pauvres dans tous les domaines. Qu’elle soit, et nous tous, pétris de gratuité et d’humilité, la vraie, la seule qui est le vrai fruit du partage du repas du Seigneur.

Pour les vivants et pour les morts, nous te prions.

Jesùs Asurmendi

 

 

 

 

 

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