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Lorenz et Mandela

J’ai envie de vous partager deux citations.

La première, qui me fait rire, est de Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste : « J’ai trouvé le chaînon manquant entre le singe et l’homme : c’est nous ». Il réunit ainsi réalisme et objectivité, espérance et idéal : le monde du déjà là est entre nos mains et il contient déjà le monde envisageable du possible à créer.

La seconde, qui m’enthousiasme, est de Nelson Mandela, homme d’état et homme de cœur : « Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends. ». Même s’il a été vaincu sur un plan, il sait en faire du positif utile à ses choix. Sa capacité à pardonner tout en ne renonçant pas montre une force presque surhumaine, mais sa joie profonde vient de cette volonté-là.

Je dirai aussi, par provocation et par conviction, qu’ils sont, Lorenz, un anthropologue, et Mandela, un saint.

Relions ces deux boosters à la vie politique et sociale en France que nous observons tous avec anxiété. La question que nous nous posons, quel qu’ait été notre vote, n’est-elle pas :  « Les espoirs qu’on a figurés devant nous vont-ils prendre corps  ?  Les hommes politiques, au pouvoir ou dans l’opposition, les citoyens, élus ou non, vont-ils tous contribuer à remettre ensemble notre société dans une meilleure direction ? »

Ce serait possible, si seulement avec Mandela, nous apprenions, même de nos échecs ou de nos paralysies ; si seulement, avec Lorenz, nous améliorions l’animal en nous pour l’humaniser…

Marguerite Champeaux-Rousselot

Billet du dimanche 2 juillet 2017

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