Une marche multiconfessionnelle pour les Rohingyas

En ce dimanche 10 octobre, froid, pluvieux, venteux, il fallait une certaine abnégation pour aller marcher dans un coin de Seine-et-Marne. Mais la cause en valait la peine. Il suffisait de penser au sort de la minorité musulmane, les Rohingyas, chassés de Birmanie vers le Bangladesh. Cette marche avait été décidée par l’association de « l’Esplanade des religions et des cultures » à l’initiative des bouddhistes du temple Fo Guang Shan dont les chorales ont participé aux deux premières éditions de la Nuit Sacrée à Saint-Merry.

 

Bussy-Saint-Georges 10/12/2017 © Le Parisien

Direction Bussy-Saint-Georges presque au bout d’un segment de la ligne A du RER, juste avant Marne-la-Vallée. Cette commune comptait 500 habitants en 1980 et en accueille plus de 26000 aujourd’hui. Affublée de l’adjectif “cosmopolite“, stigmatisée comme “ville-dortoir“, Bussy-Saint-Georges possède une particularité rare : « l’Esplanade des religions et des cultures ». Appuyée par l’UNESCO, cette initiative voit pousser sur un vaste terrain, les uns à côtés des autres, plusieurs lieux cultuels et culturels : deux pagodes bouddhistes, l’église catholique Notre-Dame-du-Val, une mosquée et une synagogue logée actuellement dans un préfabriqué. A tel titre que le maire se prend à rêver, en souriant : « Un jour, nous obtiendrons le Prix Nobel de la Paix ».

En attendant, plus d’une centaine de personnes ont répondu à cet appel d’une « marche pour la paix en Birmanie » initiée par les bouddhistes taïwanais du temple Fo Guang Shan et de la Pagode Lao Velouvanaram, pour se désolidariser des extrémistes birmans et dénoncer leurs exactions à l’égard des Rohingyas comme le pape François lors de son récent voyage.

Avertis par un article paru dans La Croix datée du 7 décembre, faute d’avoir pu prévenir l’ensemble de la communauté du Centre Pastoral, nous n’étions que trois pour manifester notre solidarité. Mais, un voyage à Bussy-Saint-Georges serait certainement à organiser afin d’y rencontrer ces diverses spiritualités et de bénéficier de leur expérience du « vivre ensemble ».

Danielle & Michel Bourdeau
Bruno de Benoist

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