Mardi Saint : Lecture de Jérémie

Bienvenue à chacun de vous, venu parfois de loin pour écouter cette lecture, assumée par Marie Verrier, dans le rôle du coryphée, et par Jean Verrier qui donne sa voix à Jérémie. Tous deux sont accompagnés par Cedric Lebonnois et son alto. Agnès Guéret nous en présente l'esprit.

L’étude des textes attribués à Jérémie et les informations données par les exégètes qui font référence à des situations historiques précises m’ont permis de découvrir peu à peu l’homme qui se cache derrière les prophéties qu’il profère. C’est à cet homme-là que j’ai donné la parole dans ce livre intitulé « Les Jougs de Jérémie ». Les extraits que vous allez entendre respectent la ligne narrative de l’existence de Jérémie telle qu’il est plausible de la reconstituer. Mais ils rendent compte aussi de ce qui se trame dans la vie de ce grand prophète, cité plus de 80 fois dans le Nouveau Testament. Pris dans sa chair par les drames de son temps, Jérémie se dresse face à son Dieu, face à son peuple, face aux pouvoirs régnant à Jérusalem et dans le monde qui l’entoure, et il se dévoile comme un homme d’engagement sans concession, un homme de combat, un homme de résistance. C’est là, dans une tourmente qu’il n’a pas cherchée, que Jérémie nous rejoint aujourd’hui : la voix que nous allons entendre est la sienne : elle nous parle là où nous sommes, ici et maintenant.

Agnès Gueuret

 

Puissions-nous retrouver
l’humble chemin de terre
où marcher dans la paix,
réconciliés avec nous-mêmes,
nos proches, nos voisins
et jusqu’à l’étranger
qui frappe à notre porte
et rentre pour souper
lui avec nous, nous avec lui !

Le conquérant triait :
ceux-là devaient partir,
ceux-ci devaient rester.
Hommes, femmes, enfants
en colonnes serrées
quittent Jérusalem
conduits à Babylone
par des soldats armés.
Avaient-ils tous enfreint
tes lois, Seigneur mon Dieu ?

©f

Je me souviens :
sous le figuier
au jardin de mon père
j’ai entendu ton pas.
Tu m’appelais
et ton amour m’apparaissait
étendu et profond comme les eaux
qui remplissent la mer.
Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Mes yeux jamais n’ont contemplé ta face.
Mais nul ne peut en cette extrémité
où je suis enserré m’ôter la certitude
que tu es mon Seigneur, Dieu d’Israël.
En mon inconnaissance, un jour tu m’as saisi.
Dans ma nuit aujourd’hui, je me tourne vers toi.
Obscure est ma confiance et ma foi insensée,

©fc

mais à toi je consens :

entre tes mains, je me remets.

 

 

 

Un morceau d’alto par entre deux lectures par Cedric Lebonnois

 

 

 

 

 

 

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