Giotto, Jésus chasse les marchands du temple (1350 ca), Cappella degli Scrovegni, Padoue (Italie)

Message évangélique… et politique ?

L’élection de Trump est un coup de trompe qui déchire…

Puisque, pour bien des termes en –isme, les distinctions droite et gauche ont perdu de leur pertinence, on pourrait définir d’autres mouvements, en nous-mêmes ou collectivement, d’après leurs orientations, depuis celles définies par des égoïsmes à court terme jusqu’à celles portées par de la fraternité.

En cela, je retrouve, et avec bonheur, le message de Jésus sur le Royaume. Je me rappelle sa phrase sur le sel de la terre, qui ne doit jamais devenir (en grec littéralement) inerte, ramolli, hébété, stupéfié. Sa mise en garde aiguillonne nos intelligences et nos cœurs autant que nos volontés.

Attention à ne pas renvoyer trop vite toute la « religion » en bloc dans le domaine du privé !

À son époque, Jésus avait au cœur la société : il en a regardé en face les réalités, lui un des premiers à avoir milité et agi pour la séparation profane/sacré, le respect égal envers tous, l’ouverture et la compréhension, l’esprit d’amour au lieu de la lettre d’une loi dévoyée, le partage dans la justice des droits et des devoirs, la non-violence, le bon usage de l’argent et des plaisirs de la vie… En les appuyant sur des arguments recevables en dehors de la religion, n’a-t-il pas, par exemple, posé des bases relevant de politique au sens large, comme ces germes de la laïcité et de l’égalité homme/ femme, et promu une économie responsable et solidaire ? Et je me dis que Saint-Merry a eu une bonne intuition, lors de sa dernière Assemblée, en créant un atelier     « Foi et politique : une recherche de sens à l’approche des échéances électorales » …

Marguerite Rousselot

Billet du dimanche 20 novembre 2016

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