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La messe du dimanche commence le lundi… d’avant

« À Saint-Merry, la messe du dimanche comporte trois temps : le premier a lieu le lundi, c’est la préparation… Il n’y a pas de “groupe” ni d’inscription préalable, les gens changent, et du coup, c’est bien la messe de la communauté. Vas-y, ça vaut le coup… », m’avait-on dit.

Il y a quinze jours, clairière dans mon emploi du temps : j’y suis allée. On y préparait la messe de première communion de trois enfants et de la maman de l’une d’entre elles. Il y avait deux catéchistes (j’aurais aimé être formée par elles !), un enfant concerné (sa parole, affirmée, a été très éclairante) et sa mère, des personnes faisant partie du groupe « chant » (bravo la mémoire et la compétence !), le prêtre du dimanche qui venait, très à l’écoute, l’artiste qui calligraphie la Parole du Lutrin et veille aux fleurs ou aux bougies, la tante très attentive d’une enfant, et quelques autres électrons libres comme moi, mais le « groupe » de ce jour est né immédiatement.

D’abord, tous ensemble, experts, habitués ou nouveaux, lire tous les textes (le psaume aussi) : dire librement ce que je ne comprends pas, ce qui me frappe, ce qui semble essentiel à faire ressortir ;  ensuite chercher ensemble le fil rouge qui reliera, dans un ordre à créer, les textes qu’on choisit de lire avec le déroulé de la messe, affiner peu à peu les chants en harmonie, discerner qui pourrait (ou devrait !) se lancer à faire introduction ou commentaire, et qui lira, répartir les tâches qui réveillent le message et donnent du relief à ce qu’on veut faire passer, choisir la Parole du lutrin…

Peu à peu, on entre dans la conscience de la tâche : contribuer à notre mesure à donner clarté et force inspirante aux textes pour notre communauté, donner aux textes une énergie nourrissante pour chacun, sans vouloir « formater », mais en donnant envie d’en vivre…

La semaine passe vite, en priant encore ces textes et en pensant à la communauté : « Pourvu que… ». Et voilà comment le dimanche, on arrive avec plein d’enthousiasme et d’amour aussi pour ceux qui vont cette fois entendre ces textes, physiquement « avec » nous.

Oui, moi aussi j’étais mieux préparée à cette rencontre : avec ceux qui agissent à Saint-Merry, avec Jésus, avec la communauté.

Oui, en amont comme en aval, la messe déborde bien sur les deux heures du dimanche matin !

Marguerite

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