Mettez-vous à l’œuvre car vous êtes les serviteurs

Dimanche 11 août 2019

Première lecture (Sg 18, 6-9)
« En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire »
Psaume  (Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22)
Heureux le peuple
dont le Seigneur est le Dieu.
Deuxième lecture  (He 11, 1-2.8-19)
« Abraham attendait la ville dont le Seigneur lui-même est le bâtisseur et l’architecte »
Évangile  (Lc 12, 32-48)
« Vous aussi, tenez-vous prêts »

 

Mot d’accueil

Bonjour à toutes et à tous et Bienvenue à vous petit troupeau de Saint-Merry fidèle à Paris alors que le temps est aux transhumances estivales !
Bienvenue à vous gens de passage, touristes français et étrangers qui nous rejoignez pour ce partage eucharistique.
Bienvenue à nous tous qui cheminons sur cette terre en immigré comme en terre étrangère car qui de nous peut dire que cette terre est sienne ? elle abrita les temps anciens, elle nourrit les temps d’aujourd’hui et plus encore, elle se réserve pour les générations futures, multitude innombrable aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer.
Je vous accueille avec les mots, les expressions et les images qui parsèment les textes liturgiques de ce jour : épitre aux Hébreux et évangile de Luc, textes qui confrontent promesses de Dieu et attitudes des croyants.

Méditation

L’épitre aux hébreux nous rappelle les paroles de Dieu :
– pour Abraham promesse d’une terre meilleure – le terme important est « meilleure », les émigrés d’aujourd’hui nous le disent encore : ils ne se mettent pas en route pour une terre mais pour une terre meilleure
– Promesse d’une descendance nombreuse pour Sara.
Promesses qui resteront à venir pour l’un et l’autre, qu’ils ne verront et salueront que de loin, dans la foi. Ils resteront des étrangers et des voyageurs ; Dieu a promis une terre meilleure, un pays, une patrie, comme une ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Abraham et Sara attendent et ils croient. Ils croient contre l’évidence de la stérilité, du corps déjà marqué par la mort, du sacrifice de l’enfant unique.

La foi supplée l’expérience de la vieillesse, de la mort, Dieu se fait entendre à nouveau par celui qu’Il a envoyé parmi nous, au milieu de nous et que nous appelons Jésus. Dans l’évangile de ce jour Jésus annonce la réalisation de la promesse de Dieu, Sois sans crainte petit troupeau ton Père a trouvé bon de te donner le Royaume
La terre promise, la patrie, la ville dont Dieu est le bâtisseur est devenu le royaume de Dieu Père. Jésus nous annonce le royaume du Père c’est-à-dire la réalisation de la promesse et la paternité de Dieu. La promesse faite à Abraham et Sara s’achève dans la paternité de Dieu.
Dieu est Père de Jésus et notre Père et c’est en Père qu’il nous donne le royaume. Aussi nous sommes fondés à croire que le royaume se réalise à mesure que la terre devient terre de frères, terre partagée en fraternité, terre sur laquelle Dieu peut bâtir sa ville, établir son royaume. C’est à partir de cette terre que Dieu veut réaliser sa promesse. Et comme Sara et Abraham nous croyons à la réalisation de la promesse. Nous croyons contre les évidences et expériences, contre l’appropriation de la terre par quelques-uns, le spectacle des richesses surexploitées, gâchées, nous croyons contre l’expérience actuelle d’une terre d’errance pour ceux qui cherchent une terre meilleure, contre l’évidence d’une terre ou les trésors s’épuisent, les bourses usées d’avoir tant servi se vident, l’accumulation obsédante et stérile de possessions et la rapine distraient de l’aumône et de la charité, contre le spectacle d’une terre où les voleurs menacent et les vêtements, jamais aussi beaux que la moindre fleur des champs, sont dévorés par les mites et ne recouvrent plus les corps des migrants économiques. Nous croyons que la terre est le lieu d’accomplissement de la promesse et que nous pouvons la préserver. Dieu promet et donne : ne cherchons plus, le Royaume est donné. A nous maintenant, à nous d’arpenter la terre pour annoncer la bonne nouvelle,

Veillez, tenez-vous prêts, mettez-vous à l’œuvre dit l’évangile car vous êtes les serviteurs, les intendants fidèles et sensés chargés de la terre, chargés de distribuer à tous ceux que je vous ai confiés, en temps voulu, la ration de nourriture : voilà encore une expression pleine de significations :
– Distribuer en temps voulu et non n’importe quand, n’importe comment, savoir attendre le moment propice tant pour la terre et ses saisons que pour l’homme et ses besoins
– Distribuer la ration de nourriture à chacun c’est-à-dire faire en sorte que les richesses de la terre soient reparties et distribuées pour que chacun ait la part nécessaire, sans gâchis, sans excès.
Que Dieu nous aide à rester en tenue de travail et à œuvrer sans excès, dans le respect de chacun, dans le respect de la terre pour l’achèvement du Royaume. Et Tournons-nous nous vers Lui pour qu’il ait pitié de notre arrogance source d’abus, de démesures, de désordre, de gaspillage.

Catherine Charvet

Intentions de prière

La planète terre tourne toujours, mais pas rond.

Depuis le début août nous vivons à crédit, nous avons consommés ce que nous produisons. Notre terre s’appauvrit.

Fusillades aux USA, manifestations rt répressions en Russie et à Hongkong, explosion meurtrière en Egypte.

Seigneur éclaire nous, aide nos dirigeants et nous même à ouvrir le dialogue indispensable pour résoudre les conflits et différents.

Service, vous avez dit service ! Service à la personne, sociétés de service, service social, service civique, service public, service clients etc ….

Et nous dans tout cela, sommes nous concernés ? Ce n’est pas l’affaire de personnes spécialisées, mais de nous tous.

Seigneur ouvre nous à l’autre, au voisin, à nos proches gratuitement sans retour sur investissement. Nouons le tablier !

Bernard Reis

Mot d’envoi :

La foi donne la certitude, certitude du Royaume où il n’y aura plus migrants et sédentaires, riches et pauvres, nantis et démunis mais enfants du Royaume, Fils et Filles de Dieu Père. Alors tenons-nous prêts,
Prenons la mesure du travail à faire sur la terre où se prépare le royaume de Dieu bâtisseur, architecte et Père. Prenons la mesure de nos limites et des limites de la terre et œuvrons avec mesure.
L’excès n’appartient qu’à Dieu, n’est possible qu’à Dieu car il est Père, Il nous désire et nous attire à Lui dans l’excès de son amour.

Catherine Charvet
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