©fc

Monnaies d’hier et d’aujourd’hui

Passionnante, la visite du musée de la Monnaie ! De l’extraction du minerai à la mise en circulation, elle présente toutes les étapes du privilège naguère régalien de battre monnaie . Elle nous raconte aussi notre histoire. Du denier carolingien à l’euro, les monnaies jalonnent l’affirmation d’une identité collective, nationale d’abord puis européenne. Elles reviennent prendre vie, nous parlent et j’imagine leur étonnement devant les dernières-nées, les monnaies locales, sorties tout droit de leur terroir ! Des rivales ? Non car aucune n’a vocation à remplacer la monnaie officielle à laquelle toutes doivent allégeance. Plutôt des vassales puisque chacune règne sur une zone géographique limitée.  Ainsi l’Eusko au Pays basque, la Luciole en Ardèche, le Sol-violette à Toulouse…

Mais toutes affichent la même ambition : lutter contre la spéculation et remettre l’argent à sa juste place, à savoir un simple moyen d’échange. En favorisant une circulation plus rapide de l’argent sur leur territoire, elles espèrent que l’activité économique locale se trouvera stimulée, le lien social renforcé et la transition écologique favorisée. Permettre à tous les acteurs de l’économie locale de travailler ensemble au service du bien commun : voilà un objectif qui ne saurait nous laisser indifférents, quelles que soient les difficultés de la mise en pratique. Alors, à quand l’entrée de ces nouvelles monnaies au musée du quai Conti ?

Michel Lahaie

Billet du dimanche 24 décembre 2017

1 Commentaire

  • Je découvre la « roue » à Arles et la « gonnette » à Lyon. À Arles 120 adhérents et 40 commerçants ont signé la charte de la monnaie locale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *