Noël, fête de l’accueil

Ignace Berten, dominicain belge, ami de longue date de Maxime Kantor, et membre assidu de l’atelier familles - auquel il participe à distance - nous rappelle le sens de Noël, dans l'actualité de 2018.

Maxim Kantor, l’évocation brutale des migrants sur la route de l’exil. Chez nous, la peur de l’invasion, la peur de l’autre. La crispation sur l’identité nationale ou l’identité « chrétienne ». Le refus de reconnaître en ces hommes, ces femmes, ces enfants des personnes humaines, comme nous, qui aspirent à vivre…

Rembrandt, la fuite en Égypte, un couple qui chemine dans la solitude… et dans un halo de lumière : sur les chemins de l’exil, une vie commençante, porteuse de lumière pour le monde.

Noël, fête pour nous de celui à qui on ne voulait pas faire de place dans la communauté villageoise de Bethléem ; fête de celui que le pouvoir politique en place voulait éliminer, parce qu’il était dérangeant.

Noël, fête de l’accueil à la vie de celui que Marie et Joseph n’avaient pas programmé.

Celui qui, quelques années plus tard, serait bonne nouvelle pour les pauvres et les méprisés, les pécheurs de toutes sortes. Celui qui est pour nous aujourd’hui bonne nouvelle et qui nous invite à être nous-mêmes bonne nouvelle les uns pour les autres dans le quotidien, heureux accueil de ceux et celles qui viennent croiser nos chemins. Et commencement avec eux d’un monde plus lumineux.

Ignace Berten
Noël 2018

 

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